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Environ 44 000 personnes déplacées dans leur propre pays sont revenues dans leurs foyers dans la province de Kayanza, au nord du Burundi, à la suite de la réduction des combats entre forces gouvernementales et rebelles, a déclaré à IRIN, vendredi, une responsable du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies.
"Ces gens ont retrouvé toutes leurs propriétés saccagées et leurs fermes, pillées", a déclaré Karine Strebelle, une fonctionnaire chargée des rapports et de l’information au PAM.
Elle a ajouté que le PAM avait surveillé de près les effets de ce déplacement "massif" de populations et l’aptitude des déplacés à assurer leur propre subsistance.
"Le PAM procédera à une autre évaluation d’urgence, les 7 et 8 juillet, pour apprécier l’impact des affrontements et vérifier si une aide alimentaire additionnelle sera nécessaire", dit-elle.
Elle a indiqué que 8 848 ménages, comptant chacun cinq personnes en moyenne, ont fui les combats opposant les forces gouvernementales aux rebelles du Conseil national pour la défense de la démocratie - Force pour la défense de la démocratie, dans les communes de Muhanga et Gahombo, dans le Kayanza, les 19 et 21 juin dernier.
Les déplacés ont cherché refuge dans les sites de Rukeco et Mivo, qui se trouvent respectivement dans les communes de Busiga et Ngozi, dans la province de Ngozi.
Une évaluation effectuée par le PAM, le 23 juin, révélait que les déplacés avaient quitté leurs foyers sans emporter de réserves de nourriture.
Mme Strebelle a précisé que le PAM avait immédiatement distribué 174,88 tonnes métriques de nourriture à 41 715 déplacés (de 8 478 ménages), en rations d’urgence de sept jours.
Elle a ajouté que l’agence n’avait aidé que 8 478 ménages, parce que certains avaient quitté les sites en question avant les dates de distribution, après avoir été informés que leurs foyers étaient hors de danger.
Des responsables de l’armée et des autorités locales ont déclaré à IRIN, le 24 juin, qu’un nombre indéterminé de rebelles avaient perdu la vie lors de ces combats, provoquant le déplacement de centaines de milliers de civils.
Ces combats ont été particulièrement violents dans les communes de Butaganzwa et Matongo, selon le commandant de la Troisième région militaire, le brigadier général Sylvestre Nimubona.
Ce dernier a ajouté que des affrontements avaient aussi eu lieu à Mufunya, Nyarurama et Buramiro, dans les environs de Butaganzwa.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions