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Nouvel afflux de réfugiés burundais

A la suite d'une récente intensification des combats au Burundi, plus de 300 réfugiés ont traversé la frontière pour se rendre dans l'ouest de la Tanzanie durant les trois derniers jours, a révélé une agence humanitaire à IRIN, vendredi.

Cet afflux de réfugiés, composé surtout de jeunes hommes, constitue le plus important à survenir depuis plusieurs mois. Il confirme les rumeurs récentes concernant une intensification des affrontements opposant les forces du
Gouvernement national de transition aux rebelles Hutu, a déclaré Jesse
Kamstra, coordinateur de projets pour le Service chrétien pour les réfugiés
au Tanganyika, à Kibondo.

"Ces réfugiés ont commencé à arriver quelques jours après des informations
révélant une aggravation des combats", indique M.

Kamstra. "Selon nos premières estimations, on signale bien quelques femmes et enfants, mais il semble que 65 pour cent des réfugiés soient de jeunes hommes, âgés d'à peu près 18 ans, voire plus jeunes encore".

"Ils proviennent des deux camps, de la rébellion, qui perd du terrain, et de l'armée nationale. Apparemment, l'armée du président Pierre Buyoya utilise beaucoup de jeunes gens sur la ligne de front. Lorsqu'ils en ont l'occasion, ceux-ci prennent la fuite".

Cette vague de réfugiés burundais fait suite à une période de calme relatif, durant laquelle le nombre des nouveaux arrivants à Kibondo n'a guère dépassé 25 personnes par mois.

L'Agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait même pu faciliter le rapatriement d'un certain nombre de réfugiés vers le Burundi.

"Sans aucun doute, il s'agit d'un afflux. Nous nous occupons maintenant de nombres d'arrivants bien plus élevés qu'auparavant - jusqu'à 1 000 par jour - mais, si cela continue, il y en aura des milliers d'autres", prévient M. Kamstra. "Parmi ceux qui sont venus, plusieurs avaient été rapatriés en mai ou juin. Devant l'intensification de la violence, ils ont senti qu'il n'était plus sécuritaire de rester (au Burundi)".

Cette relance de l'incertitude survient quelques jours à peine avant la prochaine ronde de pourparlers de paix, qui doivent débuter le 16 septembre dans la capitale commerciale de la Tanzanie, Dar es Salaam.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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