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Confrontée à la diminution des fonds qui soutiennent ses actions en faveur des réfugiés burundais en Tanzanie, l'ONG Action by Churches Together (ACT) a annoncé devoir "réduire de façon drastique" ses programmes éducatifs et ses initiatives destinées à rendre les réfugiés autosuffisants et à restaurer la paix et la réconciliation. L'organisation a donc appelé mardi la communauté internationale des bailleurs de fonds à contribuer la somme de 268 684 dollars, ce qui lui permettra de poursuivre sa mission humanitaire.
Dans son appel, l'ONG basée à Genève a indiqué que la pénurie de fonds avait atteint le stade où "la distribution des besoins élémentaires est tombée en dessous des normes humanitaires généralement acceptées".
Par conséquent, ACT a indiqué qu'un de ses membres affiliés locaux, le Service des réfugiés chrétiens de Tanganyika (TCRS - Tanganyika Christian Refugee Service) proposait un programme d'aide comprenant des activités essentielles pour maintenir le bien-être et la dignité des réfugiés, et pour promouvoir la guérison des causes premières du conflit entre Hutus et Tutsis au Burundi.
La proposition vise au remplacement des installations d'adduction d'eau et d'assainissement qui sont détériorées et des ustensiles de cuisine usés, à la mise en place de centres d'information et de ressources sur la situation au Burundi, et à la facilitation des rapatriements.
Parmi les autres suggestions essentielles figurent l'éducation sur la paix et la transformation du conflit; la défense des droits des réfugiés en Tanzanie et des rapatriés au Burundi; et le renforcement des capacités des partenaires nationaux du TCRS.
L'ONG tanzanienne, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), gère les camps de Kanembwa et Mkugwe depuis 1994. Le TCRS a mis en place deux autres camps à Mtendeli et Nduta en 1996, et à Karago en 1999.
Ces camps, tous situés dans le district de Kibondo au nord-ouest de la Tanzanie, abritent actuellement environ 150 000 réfugiés.
Sous la pression des gouvernements burundais et tanzanien, le HCR facilite les "rapatriements volontaires" vers le nord du Burundi, une zone plus paisible. Le HCR informe cependant les réfugiés qu'en aucun cas il "encourage" le rapatriement. La plupart des réfugiés de Kibondo sont issus du sud-est du Burundi, une région encore considérée comme dangereuse pour y rapatrier des individus.
L'urgence des réfugiés de Kibondo a commencé au début de 1994, à la suite d'un coup d'Etat avorté l'année précédente, au cours duquel le président du Burundi élu démocratiquement, Melchior Ndadaye, a été assassiné.
La violence ethnique qui en a découlé a provoqué la fuite de dizaines de milliers de personnes vers la Tanzanie.
"La vie des réfugiés demeurant dans les camps est remplie de contraintes et de difficultés," a précisé ACT dans son appel.
Jugés comme des "résidents temporaires" de la Tanzanie, les réfugiés sont confinés dans un périmètre de quatre kilomètres autour des camps, et "dépendent totalement de ce qu'on leur distribue pour assurer leur survie," a indiqué ACT.
[Pour plus d'informations sur l'appel, consulter le site http://www.act-intl.org]
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions