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Le Burundi et la Tanzanie ont annoncé mardi qu’ils enverraient une délégation à Genève pour demander au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) de faciliter le rapatriement de tous les réfugiés burundais se trouvant actuellement en Tanzanie.
L’annonce en a été faite lors d’une conférence de presse tenue dans la capitale du Burundi, Bujumbura, à l’issue de la quatrième rencontre tripartite entre le Burundi, la Tanzanie et le bureau du HCR sur la question du rapatriement des réfugiés.
Près de 500 000 Burundais se trouvaient dans des camps en Tanzanie.
Des milliers d’entre eux sont retournés chez eux par leurs propres moyens ou dans le cadre d’opérations du HCR. Toutefois, la position officielle du HCR consiste à ne faciliter le rapatriement que vers les zones jugées sécuritaires, tout en apportant une "assistance limitée" aux réfugiés qui insistent pour se rendre ailleurs au Burundi.
Dans le cadre de son programme de facilitation du rapatriement, le HCR invite les réfugiés à s’inscrire, leur fournit des "paquets pour le retour" avec des vivres, de l’argent et des médicaments, et organise également leur transport.
Ces opérations visaient les Burundais retournant vers le nord du pays, mais non ceux de l’est et du sud, où les combats opposant rebelles Hutu et troupes gouvernementales perdurent.
Lors de cette rencontre tripartite d’un jour, le Burundi était représenté par sa ministre chargée de l’établissement des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur du pays, Francoise Ngendahayo, et la Tanzanie par son ministre de l’Intérieur, Mohamed Khatib. Stefano Sévéré, le délégué du HCR au Burundi, représentait son agence.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions