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Les déplacés à l'intérieur commencent à retourner à Kono et Tonkolili

Le transfert des Sierra Léonais déplacés à l'intérieur du pays vers les district de Kono et Tonkolili, qui étaient inacessibles auparavant, a débuté mardi et se poursuivra jusqu'à fin juin, a annoncé à IRIN un responsable du Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA).

Le transfert de 12 000 déplacés des camps vers la Région occidentale de la capitale Freetown est appuyé par des programmes de sensibilisation émis par Radio MINUSIL, une station opérée par la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL).

Les programmes de la radio diffusent entre autres des informations pour les personnes déjà réinstallées. D'autres programmes sont transmis par des stations de radio locales à Freetown ainsi que dans les localités de Bo, Kenema, Makeni, Mile 91 et Kono, a rapporté OCHA dans son rapport sur la situation humanitaire en mai 2002.

"Après cela, 3 640 déplacés à l'intérieur devront être réinstallés à Mile 91 (est de Freetown), et 20 000 autres qui résident actuellement dans des régions de communautés d'accueil attendent d'être transférés dans les districts de Kono, Tonkolili et Bombali (à l'est, au centre et au nord).

Un calendrier provisoire est entrain d'être fixé pour cette dernière phase de transfert qui va virtuellement achever le transfert formel facilité pour les déplacés dans le pays », a précisé OCHA.

Le principal souci désormais, a ajouté OCHA, est d'appuyer un programme de redressement dans les communautés réinstallées. Plusieurs agences et ONG, notamment la MINUSIL, le PAM, CARE, le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), les Services de secours catholiques, Caritas, le Comité de secours international et Cause Canada, soutiennent le processus de réinstallation.

OCHA a également cité le PAM selon lequel la sécurité alimentaire et le redressement agricole se seraient améliorés dans la majeure partie du pays.

Demeure cependant une inquiétude concernant la sécurité dans les régions le long de la frontière avec le Liberia. « Il y a eu davantage d'incidents où plusieurs factions libériennes ont inopinément franchi la frontière, et une accumulation de réfugiés/déplacés du côté libérien du fleuve Mano", a rapporté OCHA.

"Ceci a fait que la Sierra Leone a renforcé les effectifs de sa force à la frontière. La MINUSIL a également augmenté ses patrouilles le long de la frontière ».


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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