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Plusieurs agences humanitaies en Sierra Leone ont mis au point des plans d'action pour réagir aux problèmes posés par l'exploitation sexuelle des enfants vulnérables, d'après le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA), qui a également informé qu'un coordinateur national sur l'abus et l'exploitation sexuels sera recruté. Le coordinateur sera basé au bureau d'OCHA à Freetown.
Dans son rapport sur la situation humanitaire en 2002, OCHA a rapporté qu'un comité chargé de coordonner la prévention des abus et de l'exploitation sexuels prépare actuellement une Table ronde sur l'exécution, dans le but de générer un inventaire des ressources et des procédures déjà en place, d'identifier les pratiques optimales et de localiser les failles.
Une série de normes humanitaires de reddition obligationnelle formulées par le gouvernement, par les agences de l'ONU et par les ONG a été lancée le 10 mai, tandis que l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a conçu un cadre de mesures de redressement pour combattre l'abus des mineurs dans la région, a indiqué OCHA.
"Les mesures comprennent une sécurité accrue et une présence internationale dans les camps, une identification et une assistance aux filles réfugiées qui sont les plus vulnérables [et] des campagnes d'éducation », précise le rapport.
En février, le HCR et Save the Children-GB ont rapporté que des enfants réfugiés en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone avaient subi des abus et une exploitation sexuels, apparemment infligés par des employés des Nations Unies, des ONG nationales et internationales, des forces de l'ordre locales et d'un grand éventail d'autres individus.
Le rapport de HCR/SCF a souligné que l'échange de faveurs sexuelles contre de l'argent ou des présents semblait très répandu.
Les victimes sont principalement des filles âgées de 13 à 18 ans, tandis que le groupe le plus vulnérable est composé d'orphelins et d'enfants séparés d'un de ses parents ou des deux. Les auteurs « sont souvent des hommes occupant des postes de pouvoir et d'influence relatifs qui, soit contrôlent l'accès aux biens et aux services soit ont une richesse et/ou un revenu », a précisé le rapport.
"Les exploiteurs semblent pouvoir payer pour le sexe et avec qui ils veulent, et ils le font en toute impunité puisque les personnes qu'ils exploitent ne sont pas en mesure de se plaindre de leur situation de peur de perdre leur principale source de survie », ajoute le rapport intitulé 'Note pour les partenaires opérationnels et de la mise en oeuvre sur la violence et l'exploitation sexuelles : L'expérience des enfants réfugiés en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone' [Note for Implementing and Operational Partners on Sexual Violence & Exploitation: The Experience of Refugee Children in Guinea, Liberia and Sierra Leone'].
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions