1. Accueil
  2. East Africa
  3. Burundi

800 réfugiés retournent chez eux aujourd’hui

Un nouveau groupe de 800 réfugiés du Burundi doit quitter la Tanzanie jeudi pour retourner dans leurs foyers, dans le cadre d’un programme de rapatriement parrainé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a indiqué cette agence.

Cela fera passer à 11 700 le nombre de réfugiés que le HCR a aidés à revenir chez eux, deux mois après l’amorce du programme. Selon l’agence, 71 000 autres personnes sont inscrites en vue d’être rapatriées.

Jusqu’ici, la plupart des rapatriés provenaient du camp de Ngara, mais, depuis le 30 avril, des réfugiés des camps de Kibondo et Kasulu ont, eux aussi, pris le chemin du retour.

Le HCR n’apporte son aide qu’aux réfugiés destinés à retourner dans les provinces du nord et du centre du Burundi, ainsi que dans sa capitale, Bujumbura.

"Néanmoins, un certain nombre de Burundais prennent eux mêmes la décision de retourner vers d’autres secteurs du pays", a reconnu le HCR mercredi.

L’agence estime à 9 300 le nombre de réfugiés qui sont retournés spontanément chez eux. Ceux qui reviennent dans le cadre des convois du HCR, sont d’abord amenés dans des centres de transit, où ils reçoivent une provision de trois mois de nourriture et autres articles de première nécessité fournis par le Programme alimentaire mondial.

"C’est ensuite qu’ils sont transportés vers leurs communes d’origine," précise le HCR.

Depuis avril 2001, les personnes ayant décidé de revenir chez elles en dehors du programme du HCR, et qui ont remis leurs cartes de rationnement, reçoivent également ces paquets de vivres permettant de tenir durant trois mois. "En outre, les personnes vulnérables et les enfants non accompagnés bénéficient d’une assistance particulière", selon le HCR.

"Jusqu’à maintenant, les personnes qui sont revenues vont bien", affirme le Haut Commissariat.

Cette conclusion découle d’entrevues effectuées avec 53 familles retournées dans les communes d’origine ayant accueilli le plus grand nombre de réfugiés, soit Muyinga, dans la province de Muyinga, et Gitéranyi, dans celle de Kirundo. Toujours selon le HCR, 98 pour cent de ces personnes ont affirmé avoir trouvé une situation sécuritaire qualifiée de « bonne », 96 pour cent ont pu accéder à leurs terres, et 87 pour cent ont indiqué qu’elles entretenaient de bons rapports avec leurs voisins et les autorités.

Le HCR estime à 750 000 le nombre de réfugiés burundais en Afrique, dont beaucoup ont fui la violence ethnique dès 1993.

Certains réfugiés ont déclaré en mai à IRIN qu’ils retournaient en dépit de l’incertitude qui perdure encore au Burundi en matière de sécurité, en invoquant qu’ils étaient fatigués d’être des réfugiés, que des proches se trouvaient déjà chez eux, ou en mentionnant que la Tanzanie les avait "encouragés" à retourner. Environ 400 000 réfugiés burundais se trouvent toujours en Tanzanie.

Par ailleurs, Radio Kwizéra, une station de radio humanitaire appuyée par le Service jésuite pour les réfugiés, rapporte que la police tanzanienne a appréhendé quelque 400 réfugiés burundais du camp de Lukole, dans le nord du pays.

Selon elle, ces réfugiés ont été arrêtés à Gakongo, puis incarcérés dans la prison de Mwissa et ce, sans que le commissaire du district de Karagwe, ni le directeur du camp de réfugiés de Kibondo, n’en aient été avisés.

La radio a révélé que les réfugiés en question avaient quitté Lukole sans permission pour se rendre à Kibondo, un autre camp de réfugiés burundais. En mai, la Tanzanie a pris des mesures draconiennes à l’égard des réfugiés qui traversent la frontière ou circulent dans les campagnes environnantes.

Précédemment, plusieurs réfugiés avaient profité de leur liberté de mouvement pour visiter leurs foyers et vérifier si ceux-ci étaient en bonne condition.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join