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Un groupe de dix organisations non gouvernementales (ONG) américaines a exprimé sa préoccupation au sujet du rapatriement volontaire des réfugiés burundais de Tanzanie « en ce moment ».
Dans un communiqué publié mardi à l'attention du bureau du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et du gouvernement américain, le groupe (qui comprend des agences d'aide, de réinstallation et de protection des réfugiés) a déclaré : « Les conditions actuelles au Burundi ne semblent pas être propices au retour des réfugiés ».
Les raisons sont, a-t-il ajouté, que les parties rivales ne se sont pas mises d'accord sur un cessez-le-feu ; que le climat politique au Burundi semble tendu ; que l'armée reste composée d'une seule ethnie, la Tutsie, ; qu'un conflit risque de voir le jour lorsque les rapatriés tenteront de regagner leur terre ; et que les rapatriés pourraient se voir obligés de vivre dans les camps de regroupement existants si les conditions dans leurs régions d'origine ne sont pas sécurisées.
Depuis mars, le HCR a aidé au rapatriement volontaire de 5 000 réfugiés au moins, et a enregistré 560 000 autres pour un futur transfert.
Au vu de ce qui précède et des inquiétudes concernant le rapatriement en ce moment, les ONG ont recommandé que le HCR déploie des « efforts concertés » pour s'assurer que les réfugiés soient conscients qu'ils ne sont pas dans l'obligation de retourner chez eux ; qu'ils reçoivent des informations pertinentes afin de les aider à décider de leur retour ; et que ceux qui veulent néanmoins retourner dans leur pays soient aidés au retour uniquement dans des régions où le HCR est en mesure de veiller à leur protection.
Les autres recommandations étaient que le gouvernement tanzanien « cesse d'exercer une pression politique et psychologiques » sur les réfugiés pour le retour ; que le HCR enquête sur l'étendue, le cas échéant, de l'activité militaire dans les camps en Tanzanie ; que le gouvernement du Burundi consente « tous les efforts » pour s'occuper des Burundais déplacés à l'intérieur, dont le nombre est estimé à un million, avant de tenter de ramener des dizaines de milliers de réfugiés ; que la communauté internationale fasse en sorte que le gouvernement tanzanien ne souffre pas indûment financièrement pour l'aide qu'il apporte aux réfugiés ; et que la communauté internationale confirme qu'elle est prête à offrir un financement rapide et adéquat pour la reconstruction du Burundi.
[Pour lire le communiqué intégral, veuillez visiter http://www.refintl.org/cgi-bin/ri/index]
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions