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Plus de 6 000 personnes ont été déplacées à la suite des crues du fleuve Mutimbuzi dans la zone de Buterere à Bujumbura, la capitale du Burundi.
Le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA) a confirmé à IRIN ce lundi que le fleuve Mutimbuzi avait débordé à trois reprises au cours des deux dernières semaines (les 29 et 30 avril et le 6 mai), provoquant la destruction de 193 logements dans le site des personnes déplacées à Kijange, et de 42 autres dans ses environs.
Les champs de riz, de maïs, de pois verts, de pommes de terre et d'autres légumes ont également été détruits.
OCHA a précisé que les inondations se sont produites à cause d'une accumulation de débris dans le fleuve, associées à des pluies torrentielles. Le fleuve n'a pas été nettoyé depuis 1988, en dépit du fait que les débris de bois et de menu bois des collines avoisinantes doivent être enlevées tous les cinq ans. Bien que les hauts niveaux d'eau soient courants dans la région pendant la saison des pluies, ces inondations sont les plus graves de ces dernières années.
La solution à court terme consisterait à construire une digue en utilisant des sacs de sable, a expliqué OCHA.
Ceci protégerait temporairement des inondations les habitations avoisinantes, car il est impossible de nettoyer le fleuve des débris pendant les fortes pluies qui s'abattent actuellement. La solution à long terme serait d'aplanir le fleuve, qui a actuellement un cours sinueux, en vue d'empêcher une importante accumulation de matériel.
Les autorités burundaises se sont engagées à fournir le sable pour la construction d'une digue, a indiqué OCHA, mais jusqu'à l'après-midi du lundi, elles ne l'avaient toujours pas fourni.
Elles avaient aussi promis de vider les latrines qui ont débordé, mais n'ont que partiellement accompli cette tâche.
Les organisations internationales Médecins sans Frontières Belgique, le Service jésuite pour les réfugiés, le Comité International de la Croix-Rouge, la Coopération suisse, le Programme alimentaire mondial de l'ONU et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance assistent les personnes déplacées, a confirmé OCHA. Un nombre considérable parmi eux sont abrités dans les salles de classe d'une école primaire locale, tandis que le reste est hébergé par la famille ou par des amis.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions