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Le HCR facilitera les rapatriements jusqu'au nord uniquement

Le bureau du Haut Commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a décidé de ne pas faciliter le rapatriement des réfugiés du Burundi vers les provinces du sud du pays, a annoncé lundi à IRIN Ivana Unluova, une porte-parole du HCR.

Durant la réunion tripartite tenue les 3 et 4 avril par des représentants des gouvernements burundais et tanzanien, et du HCR, il a été décidé que pour des raisons de sécurité, les provinces du sud, en particulier Makamba et Ruyigi, n'étaient pas sûres pour le rapatriement, a précisé Mme Unluova.

« Désormais et pour les quelques semaines à venir, les réfugiés seront uniquement rapatriés vers le nord au rythme de 500 par semaine », a-t-elle informé. « La sécurité est bien entendu notre principale préoccupation ».

Pour les mêmes raisons, seul un point de passage frontalier au nord entre la Tanzanie et le Burundi, situé à Kobero, sera utilisé, puisque la sécurité dans le nord demeurait « acceptable ».

D'autre part, le 4 avril, 424 réfugiés ont été rapatriés.

Cinq cent étaient attendus, mais des « désistements de dernière minute » sont toujours prévus, a déclaré Mme Unluova. Le lendemain, trente autres personnes sont retournées au Burundi avec une délégation ministérielle (composée de la ministre de la Réinsertion et de la Réinstallation des personnes déplacées et des rapatriés, Françoise Ngendahayo, et du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Salvatore Ntihabose - qui avaient pris part à la réunion de l'accord tripartite à Ngara, dans l'ouest de la Tanzanie.

Au 4 avril, 50 300 réfugiés avaient signé avec le HCR pour que leur retour dans leur pays soit facilité.

Mme Unluova a informé que les nombres ont quelque peu ralenti car la « première vague d'intérêt » a décliné. Toutes ces personnes faisaient partie d'un « contingent plus récent » de réfugiés, qui avaient fui en Tanzanie en 1993.

Une équipe spéciale sera établie pour « examiner la possibilité » de rapatriement d'un contingent plus ancien de réfugiés, dont beaucoup sont nés en Tanzanie. Des inquiétudes ont été récemment exprimées par ce groupe, qui vit soit dans des camps soit parmi la population tanzanienne, qu'ils pourraient être forcés à retourner dans leur pays par le gouvernement tanzanien.

La prochaine réunion tripartite se tiendra en mai, mais des réunions intérimaires seront organisées pour contrôler la sécurité et d'autres faits nouveaux, a indiqué Mme Unluova.

La Commission tripartite a été mise sur pied en mai 2001 comme principale organe responsable de la planification et du contrôle de l'application de l'Accord tripartite sur le rapatriement volontaire au Burundi.

L'accord, en conformité avec l'Accord de paix d'Arusha, garantit que le retour des réfugiés sera guidé par les principes fondamentaux du droit des réfugiés au retour dans leurs pays et par le caractère volontaire du rapatriement.

Le HCR a maintenu la position que la situation actuelle du point de vue de la sécurité au Burundi ne permet pas la promotion du rapatriement des réfugiés, et que l'agence ne fait que faciliter les mouvements de retour de ceux qui désirent retourner.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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