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30 000 réfugiés prêts à retourner de la Tanzanie

Au moins 30 000 réfugiés du Burundi vivant dans des camps à l'ouest de la Tanzanie ont signé avec le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans le contexte d'un plan de rapatriement volontaire, pour retourner chez eux au Burundi.

Un responsable proche du HCR à Bujumbura, la capitale du Burundi, a déclaré à IRIN lundi qu'à titre d'essai, le premier mouvement des réfugiés aura lieu à la fin mars.

Les réfugiés seront transportés vers l'un des trois centres de transit établis au Burundi, où ils recevront trois mois de provisions alimentaires, ainsi que des produits ménagers de base.

La plupart des réfugiés retournent dans les communes de Makamba, dans le sud du Burundi, et de Ruyigi, dans la partie orientale du pays, selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés.

Dans le cadre d'un accord tripartite entre le HCR et les gouvernements de la Tanzanie et du Burundi, l'agence de l'ONU a accepté d'assister les réfugiés qui désirent retourner au Burundi, tout en ne les encourageant pas à le faire.

"Nous ne pensons pas que les conditions au Burundi soiennt suffisamment bonnes pour le retour de toutes les personnes, sans égard au fait qu'elles veulent retourner ou non", a déclaré il y a une semaine le porte-parole du HCR, Kris Janowski.

"Or ces réfugiés veulent réellement retourner, et certains l'ont déjà fait par leurs propres moyens, bravant de nombreux périls sur le chemin, y compris les combats et le harcèlement". "Nous avons décidé d'aider ceux qui rentrent chez eux afin de rendre leur retour un peu plus sûr", a-t-il ajouté.

La semaine dernière, une délégation de six réfugiés a voyagé des camps en Tanzanie au Burundi dans le cadre d'une visite d'inspection organisée de leur pays. Ils ont assisté à une séance de l'Assemblée nationale du Burundi, et ont rencontré des représentants du HCR au Burundi.

"Beaucoup de choses ont changé en mieux depuis mon départ du Burundi, mais beaucoup de maisons détruites par la guerre n'ont toujours pas été reconstruites, et les personnes déplacées ne sont pas encore retournées", a indiqué l'agence, qui reprend Laurent Harusha, un membre de la délégation.

"La présence de soldats et de jeunes officiers de police le long des routes m'a fait réalisé que la sécurité n'a pas encore été rétablie", a poursuivi M.

Harusha. "La reconstruction des maisons et le retour des déplacés encourageraient beaucoup de réfugiés à retourner".

Le Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA) estime à plus de 375 000 le nombre des personnes déplacées à l'intérieur du Burundi, y compris 194 000 enfants. Le bureau rapporte que ce chiffre peut exclure 100 000 autres déplacés, voire davantage, qui ont été dispersés à la suite de la fermeture de plusieurs camps de regroupement et qui peuvent ne pas avoir été en mesure de retourner dans leurs foyers.

Bien que de grands nombres de personnes se soient enregistrées pour le rapatriement, la BBC a rapporté le 15 mars que des observateurs signalent que la Tanzanie affiche des "signes de fatigue" concernant l'hébergement de centaines de milliers de réfugiés.

"Ceci aurait forcé la plupart des réfugiés à s'inscrire pour le rapatriement volontaire au lieu d'être rapatriés de force par le gouvernement tanzanien", a-t-elle ajouté.

Radio Burundi a rapporté mardi que "le gouvernement tanzanien ne semble pas disposé à perdre du temps.

Il est déterminé à donner un coup de pouce au processus de rapatriement des Burundais vivant sur son territoire".

La prochaine réunion tripartite entre les représentants du HCR, et des gouvernements tanzanien et burundais est prévue pour les 3 et 4 avril à Ngara, dans le district de Kagera, à l'ouest de la Tanzanie, a confirmé le HCR. D'autre part, des réunions de travail se déroulent actuellement en vue d'organiser le rapatriement et de prendre les dispositions pour le voyage.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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