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Les combats entraînent le déplacement de 30 000 personnes à l'ouest

La reprise des affrontements ces dernières semaines sur les collines
environnant la capitale du Burundi, Bujumbura, a entraîné le déplacement de
30 000 habitants, a déclaré mercredi à IRIN un représentant du Bureau des
Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires.

Les organes d'information ont annoncé jeudi qu'environ 26 à 30 personnes ont
été tuées au cours des patrouilles au sol et aériennes effectuées récemment
par l'armée régulière tutsie en vue d'expulser les rebelles hutus des zones
montagneuses de la Province de Bujumbura Rural.

Le porte-parole de l'armée, le colonel Augustin Nzabampema, cité par
Reuters, a précisé que les recherches effectuées par l'armée s'inscrivent
dans le cadre d'une " opération de nettoyage " menée dans la région de
Bujumbura suite aux combats survenus à la fin de 2001 dans le fief rebelle
de Tenga.

Le gouvernement a confirmé la mort de plus de 500 rebelles au
cours de cette campagne lancée aux environs de Tenga à six km au nord de la capitale.

Une représentante d'OCHA à Bujumbura a déclaré à IRIN que les autorités
locales avaient fait état de la présence de 5 929 familles déplacées aux alentours de Bujumbura.

" Les gens tendent à s'enfuir vers des endroits où ils peuvent trouver des
mécanismes de survie, " a-t-elle précisé.

Une responsable du Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM) a déclaré jeudi à IRIN qu'une rapide évaluation de la situation a permis de constater qu'environ 14 000 personnes se sont rassemblées autour d'une église sur le Mont Sion à Gikungu, dans la municipalité de Bujumbura, et quelque 9 000 personnes ont pris la fuite vers des localités environnantes, Kamenge,
Rushubi et Muberure.

La plupart des personnes déplacées sont des femmes et
des enfants, a-t-elle ajouté.

Les rebelles hutus combattent l'armée burundaise depuis 1993 dans une guerre
qui a coûté la vie à environ 250 000 personnes. Un nouveau gouvernement
transitoire, mis en place le 1er novembre 2001, est destiné à partager le pouvoir entre les deux principaux groupes ethniques et à mettre un terme à leurs rapports de violence. Toutefois, les deux principaux groupes
ethniques - Le Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces
pour la défense de la démocratie (CNDD/FDD) et les Forces nationales de
libération (FNL) - ont refusé d'observer un cessez-le-feu.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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