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La sélection d’IRIN : Fondation Gates, Afghanistan et Holocauste

Aminullah and his children harvest carrots in Saracha village, outside of Jalalabad, eastern Afghanistan. Saracha is part of a pilot project by UNHCR to invest development aid in areas of high returns of refugees previously living in Pakistan, as a way of
Harvesting carrots in Saracha village, outside of Jalalabad, eastern Afghanistan(Feb 2012) (Heba Aly/IRIN)

Chaque semaine, notre réseau international de correspondants vous fait part de sa sélection des enquêtes, interviews, rapports, blogues et articles de fond à ne pas manquer dans l’actualité, pour vous aider à rester au fait des crises mondiales. Nous vous informons également des événements clés (conférences, parutions d’ouvrages, débats politiques) à venir.

À lire : notre Top 5

Human Rights Watch World Report 2015 [Rapport mondial 2015 de Human Rights Watch]

Le rapport annuel de HRW, publié cette semaine, est une lecture essentielle pour toute personne qui s’intéresse aux droits de l’homme, aux conflits et aux affaires internationales. Les chapitres consacrés aux pays fournissent des mises à jour détaillées et des informations utiles sur des régions du monde qui obtiennent rarement l’attention des médias. Le rapport offre une couverture approfondie de la Syrie, l’Irak, Boko Haram et la République centrafricaine (RCA), ainsi que de la torture dont a fait usage la CIA contre des terroristes présumés.

Holocaust Memorial Day 2015 [Journée de commémoration de l’Holocauste 2015]

Dans un billet de blogue rédigé pour le Holocaust Educational Trust à l’occasion de la Journée de commémoration de l’Holocauste, ce mois-ci, le journaliste Hugo Rifkind explique de manière convaincante pourquoi nous ne devons jamais oublier ce qui s’est passé dans les camps de la mort nazis. Se souvenir n’est pas « un acte d’hommage à ceux qui sont morts ou un acte de résistance contre ceux qui les ont tués… La mémoire est comme la médaille que l’ancien alcoolique garde toujours sur lui pour se souvenir de ne pas boire. Elle nous permet de rester conscients du fait que nous nous trouvons toujours, en tant qu’humains, à la frontière de l’indicible ; toujours beaucoup plus près de vaciller dans le vide que nous aimerions l’admettre. Nous tous, partout et en tout temps. »

The Gates Annual Letter – 2015 [Lettre annuelle des Gates – 2015]

Cette année, Bill et Melinda Gates utilisent leur lettre annuelle pour faire ce qu’ils appellent « un grand pari » : ils prévoient que les vies des personnes vivant dans les pays pauvres vont s’améliorer plus rapidement dans les 15 prochaines années qu’à n’importe quel autre moment de l’Histoire. L’amélioration de la nutrition, de l’éducation et des services de santé ainsi que l’accès aux technologies et à des opportunités économiques rendra selon eux possible la réalisation de cette prévision. Avec toutes les crises qui bouleversent actuellement le monde, est-il trop optimiste de croire que l’Afrique sera capable de nourrir sa population d’ici 15 ans ? Ou que des maladies comme le ver de Guinée ou la polio auront été éradiquées ? Cette approche positive et confiante est-elle, au contraire, ce dont nous avons besoin pour avancer et faire bouger les choses ?

Humanitarian Needs Assessment – The Good Enough Guide [Évaluation des besoins humanitaires – Le guide Good Enough]

Développé par le projet de renforcement des capacités d’urgence (Emergency Capacity Building Project, ECB) et le projet des capacités d'évaluation (Assessment Capacities Project, ACAPS), le guide Good Enough est un outil de terrain pratique destiné au personnel humanitaire chargé de concevoir et de réaliser des évaluations des besoins dans des situations d’urgence. Il aura fallu plus de deux ans et la participation de 150 individus et organisations pour le concevoir. Volontairement rédigé dans un anglais clair et non dans le jargon humanitaire habituel, le guide se veut une ressource indispensable pour les travailleurs humanitaires. Ses auteurs estiment qu’il sera particulièrement utile pour le personnel ou les partenaires locaux et les nouveaux employés qui sont introduits au sein des organisations lors de situations d’urgence soudaines.

Afghans live in peril among unexploded NATO bombs that litter countryside [Les Afghans vivent parmi les bombes non explosées de l’OTAN qui jonchent la campagne]

On a beaucoup écrit sur les conséquences politiques du retrait des troupes de la coalition pour l’avenir de l’Afghanistan. Cet article du Guardian se penche cependant sur un héritage plus meurtrier, c’est-à-dire les bombes et les obus non explosés qui ont été laissés sur place. Selon l’article, la coalition aurait largué environ 20 000 tonnes de munitions sur l’Afghanistan depuis 2001, dont environ 10 pour cent n’ont pas explosé. Selon les statistiques des Nations Unies, des décès et des blessures surviennent chaque jour et les enfants sont souvent touchés. Des équipes de déminage travaillent depuis plusieurs décennies en Afghanistan. Il semble malheureusement qu’elles devront continuer leur travail pendant plusieurs années.

À regarder :

Attacks on Humanitarians are Attacks on Humanity [Les attaques contre les humanitaires sont-elles des attaques contre l’humanité ?]

La présentation de Vincent Cochetel est l’une des plus marquantes des plus récentes conférences « TEDx Place des Nations ». M. Cochetel, directeur du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) pour l’Europe, aborde les raisons qui poussent les humanitaires à continuer de travailler en dépit des risques croissants et des menaces qui pèsent sur leurs vies. Dans cette présentation émouvante, il raconte d’une manière saisissante les 317 jours qu’il a passés en captivité après avoir été kidnappé à proximité de la Tchétchénie en 1998.

Au cas où vous l’auriez manqué :

Rusty Radiator Awards 2014 [Prix du « radiateur rouillé » 2014]

À la suite de la dernière visite d’Angelina Jolie en Irak, nombreux sont ceux qui se sont demandé, une fois de plus, si l’implication des célébrités améliorait réellement l’efficacité des efforts déployés pour sensibiliser les populations au travail des organisations d’aide humanitaire. On peut aussi se demander s’il est utile ou nécessaire – ou même honnête – de présenter autant de visages émaciés et de mouches dans les appels aux donateurs. L’ONG estudiantine SAIH (Norwegian Students’ and Academics’ International Assistance Fund) – l’organisation derrière la fausse campagne « Africa for Norway » (« L’Afrique pour la Norvège ») – cherche à lutter contre l’utilisation de stéréotypes dans les appels aux donateurs. Les « Rusty Radiator Awards » et les « Golden Radiator Awards » – dont les gagnants ont été annoncés en décembre – récompensent respectivement les campagnes les plus stéréotypées et les campagnes les plus créatives de 2014. Des vidéos que les départements de communication et de marketing des organisations non gouvernementales (ONG) devraient absolument visionner !

À venir :

Adapting Incident Command Systems to Humanitarian Response [Adapter les systèmes de commandement des interventions à la réponse humanitaire]
Jeudi 12 février – en ligne – heure à confirmer

Retrouvez Alexandra Levaditis, directrice du renforcement des capacités et du développement organisationnel chez Vision Mondiale, Jimmy Nadapdap, membre de l’équipe d’intervention rapide mondiale de Vision Mondiale, et Sean Healy, conseiller en affaires humanitaires pour Médecins Sans Frontières pour un webinaire explorant comment les travailleurs humanitaires pourraient employer les systèmes de commandement des interventions (SCI), utilisés pour la protection civile, dans les réponses humanitaires. Un enregistrement du webinaire, organisé par le Réseau d’apprentissage actif pour l’obligation de rendre des comptes et la performance dans l’action humanitaire (ALNAP), sera rendu disponible après l’événement pour ceux qui ne pourront y assister en direct.

Une publication d’IRIN :

L’impact limité de l’aide en RDC

Au cours des 20 dernières années, les organisations d’aide humanitaire ont dépensé des centaines de millions de dollars dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Ces dépenses ont cependant donné peu de résultats en termes d’impact ou de stabilité. Cet article examine les appels de plus en plus nombreux en faveur d’une réflexion sur la fourniture de l’aide dans les zones de conflit prolongé.

lr/am-gd/amz

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