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Les inquiétudes du référendum

South Sudanese voters wait on the queue before getting access to the Giyada polling center, in Nyala (South Darfur) in the first day of referendum
South Sudanese voters outside the Giyada polling center in Nyala (South Darfur) on 9 January 2011 (Albert Gonzalez Farran/UNAMID)

La question qui préoccupe de nombreux Somaliens et d’autres musulmans vivant dans le Sud-Soudan est celle-ci: si le référendum en cours aboutissait à une sécession, que leur arriverait-il ?



« Nous nous inquiétons de notre avenir après la sécession parce que les Somaliens sont considérés comme pro Nord-Soudan, parce que nous sommes tous musulmans », a dit à IRIN Ahmed Mohamed, un homme d’affaire somalien à Juba, la capitale du Sud-Soudan.



« Je suis du Somaliland [une république indépendante autoproclamée en Somalie], qui a de nombreuses similitudes avec le Sud-Soudan, mais nous sommes musulmans. Les Sud-Soudanais sont sensibles au sujet de l’Islam, car ils le considèrent comme un outil utilisé par le gouvernement du Nord-Soudan durant les dernières décennies pour les opprimer».



Ibrahim Abdalla Sheikh, imam d’une mosquée à Juba, a dit qu’il espérait que les Musulmans n’étaient pas en danger.



« Plus de 30 pour cent de la communauté Bari dans le Sud-Soudan est musulmane et nous espérons que rien ne va nous arriver, que le Sud devienne ou pas un état indépendant », a-t-il dit. « Bien sûr l’Islam est la plus grande religion dans le [Nord] Soudan, mais dans le Sud nous sommes la minorité ».









« Nous nous inquiétons de notre avenir après la sécession parce que les Somaliens sont considérés comme pro Nord-Soudan, parce que nous sommes tous musulmans »

On s’attend à ce que la population du Sud vote en écrasante majorité pour la sécession lors du référendum qui a commencé le 9 janvier.



On estime à 5 000 le nombre de Somaliens vivant et travaillant dans le Sud-Soudan. Beaucoup ont des commerces, la plupart dans l’alimentaire et le pétrole.



Mohamed Ali, un commerçant somalien à Juba, a dit: « Nous sommes inquiets que, si le Sud-Soudan se sépare du reste du Soudan, les gens du Sud puissent dire, ‘les Somaliens ont pris nos commerces’, comme c’est arrivé en Afrique en sud ».



Cependant, Dr Barnaba Marial Benjamin, ministre de l’Information pour le Sud-Soudan, a assuré que les Somaliens et les autres Africains seraient en sécurité dans la région.



« Les Somaliens et les autres Africains qui ont des commerce ici n’ont pas à s’inquiéter que nous obtenions ou non notre indépendance », a-t-il dit.



Les Somaliens fuyant la guerre civile chez eux ont établi des commerces dans de nombreuses régions d’Afrique, particulièrement au Kenya. De nombreux Somaliens ont été la cible d’attaques xénophobes en Afrique du sud.



maj/js/ah/mw/sk

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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