« Malgré des améliorations qui ont généré une réduction de 25 pour cent [des personnes ayant besoin d’aide humanitaire] au cours des six derniers mois, si la prochaine saison des pluies est mauvaise, ces chiffres augmenteront probablement à nouveau », a déclaré Grainne Moloney, conseillère technique principale pour la FSNAU.
« Il nous faut augmenter la résilience de la population locale par le biais de projets destinés à stimuler la production des petits agriculteurs, à améliorer leur accès au marché et leurs revenus, ainsi qu’à reconstruire les infrastructures d’irrigation essentielles, et à développer la gestion intégrée des ravageurs et les techniques de stockage. »
La sécheresse prolongée de 2009 a endommagé les récoltes et tué le bétail, laissant en Somalie 7,5 millions de personnes dépendantes de l’aide humanitaire. Cette année, la première saison des pluies, qu’on appelle « Gu », a commencé dès février, soit deux mois plus tôt que d’habitude, et elle a réduit la nécessité des efforts de secours dans les secteurs de l’élevage et de l’agriculture. Depuis le début de l’année, les données estimées des précipitations indiquent des précipitations exceptionnelles par comparaison avec les moyennes habituelles dans les régions du sud et du nord-ouest.
Le rapport de la FSNAU constate une bonne production dans la plupart des districts céréaliers des régions de Shabelle et de Bay, en Somalie du sud, un accroissement de la production de sorgho dans les régions de Hargeisa et Borama au nord-ouest et une augmentation de la production de maïs dans les régions de Jamaame et d’Afmadow dans le sud.
« Les conditions de pâture se sont améliorées de façon générale dans toute la Somalie, en particulier dans le nord, mais il faudra encore plusieurs années de bonnes pluies pour que les éleveurs se remettent de la sécheresse des années précédentes, » a dit à IRIN Mme Moloney.
Les données de la FSNAU indiquent que le prix des céréales locales va très probablement baisser un peu partout d’ici septembre et qu’au cours des six derniers mois, l’accès au lait s’est amélioré, en particulier sans le sud, où les prix ont baissé.
« La situation est encore inquiétante dans la région centre-sud de l’Hiran, l’une des régions du pays souffrant le plus d’insécurité, » a noté Mme Moloney.
On estime que 51 150 personnes déplacées vivent dans la région de l’Hiran, selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (l’UNHCR) et cette région est inaccessible aux agences humanitaires. Pour la FNSAU, 205 000 personnes – environ 62 pour cent de la population totale – a besoin d’assistance. Ceci représente une diminution du nombre total de personnes en crise dans la région, par rapport au chiffre estimé par la FSNAU il y a six mois, où 80 pour cent de la population dépendaient de l’aide alimentaire.
Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), bien que la situation nutritionnelle de la Somalie se soit améliorée dans le nord, 90 pour cent des 35 000 enfants sévèrement malnutris (chiffre estimé) sont concentrés dans la région centrale durement touchée par l’insécurité.
Avec un enfant sur six souffrant de malnutrition aiguë et un sur 22 atteint de malnutrition sévère dans cette zone, la situation reste l’une des pires au monde, a rappelé Luca Alinovi, nouvellement nommé responsable du Bureau de la FAO en Somalie.
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