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Des milliers de déplacés après les émeutes de Jos

Grains traders plough through the remains of Laranto grain market before it was burned down in the Jos riots
(Aminu Abubakar/IRIN)

Plusieurs milliers d’habitants de Jos, dans le centre du Nigeria, ont été déplacés après que leur maison a été brûlée au cours d’affrontements religieux mortels, selon des habitants et la Croix-Rouge locale.



Les autorités locales n’ont pas encore confirmé le bilan des victimes des violences du 17 janvier, mais selon les informations obtenues par IRIN auprès de sources à l’hôpital et auprès des habitants, le bilan s’élèverait à au moins 26 morts, et 300 blessés.



« Nous avons [monté] cinq camps de fortune dans des baraquements de police, des mosquées et des églises, abritant 2 800 personnes déplacées », a dit à IRIN Awwalu Mohammed, responsable de la Croix-Rouge du Nigeria (NRC) à Jos, capitale du l’Etat de Plateau.



« Ces gens n’ont pas assez de nourriture et d’eau », a-t-il dit. « Ils ont perdu leur maison… donc ils n’ont rien pu sauver de leurs affaires. Ils ont un besoin urgent de vêtements et de couvertures pour se protéger du froid, surtout les enfants qui sont plus vulnérables au pénible harmattan [vents saisonniers] ».



Un plus grand nombre de déplacés se sont réfugiés chez des amis ou des membres de leur famille dans d’autres parties de la ville de Jos, a ajouté M. Mohammed.



Les affrontements ont eu lieu dans le quartier de Dutse Uku dans le district de Nassarawa Gwom, à majorité chrétienne. Des habitants ont dit à IRIN que ces affrontements faisaient suite à une querelle suivant la reconstruction de la maison d’un habitant musulman, maison qui avait été brûlée lors des émeutes de 2008, durant lesquelles 133 personnes étaient mortes, selon Human Rights Watch.



La Croix-Rouge du Nigeria coordonne sa réponse avec celle de l’Agence nationale de gestion des urgences, une agence gouvernementale, et a demandé du soutien au Comité International de la Croix-Rouge.



L’armée et la police patrouillent dans la ville de Jos, et un couvre feu allant du crépuscule à l’aube, décrété le 17 janvier, reste en vigueur, a dit à IRIN Gregory Yenlong, responsable de l’information de l’Etat de Plateau, le 18 janvier.



Gregory Anting, chef de la police de l’Etat, a dit à IRIN que la police avait arrêté 35 personnes, dont cinq portant des uniformes militaires.



M. Mohammed, de la Croix-Rouge, a dit à IRIN que la Croix-Rouge du Nigeria avait enregistré 102 personnes hospitalisées dans cinq hôpitaux de la ville avec des blessures par balle, et d’autres personnes moins gravement blessées avaient été soignées avant d’être autorisées à sortir.



« Nous ne tenons pas à donner des statistiques en ce moment parce que notre préoccupation est de fournir de l’assistance humanitaire aux personnes en vie qui ont désespérément besoin d’être aidées », a-t-il dit.



aa/aj/np/sk/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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