1. Accueil
  2. Afrique
  3. Afrique de l'Est
  4. Rwanda

Les réfugiés quittent les camps de crainte d’être rapatriés

[Rwanda] Houses built under the Rwandan housing scheme known as Imidugudu. Most of the homes were built for thousands of refugees who returned after the 1994 genocide.
Houses built for returnees in Rwanda: Officials say at least 20 Rwandan refugees are fleeing camps in Uganda daily, for localities further inland, fearing imminent repatriation (IRIN)

Craignant un rapatriement imminent, une vingtaine de réfugiés rwandais fuient les camps, chaque jour, en Ouganda, pour aller s’installer dans des localités situées plus à l’intérieur des terres, selon les autorités.



« Ils [les réfugiés] essayent de se mêler aux communautés locales, mais nous les renvoyons au camp », a expliqué à IRIN Poly Namayi, porte-parole des autorités de police du sud-ouest de l’Ouganda.



Selon M. Namayi, plusieurs réfugiés ont été arrêtés dans la région d’Isingiro. D’autres se rendent dans les régions voisines de Lyantonde, Mubende et Kiboga, et jusqu’à Karagwe, dans le nord de la Tanzanie.



Au moins 20 refugiés ont quitté chaque jour le camp de réfugiés de Nakivale cette dernière semaine, selon les registres de la police. Nakivale abrite environ 11 000 réfugiés rwandais, dont la plupart ont fui en Ouganda après le génocide de 1994.



Selon un haut responsable de la police, certains réfugiés vendent leurs biens en vue de quitter les camps avant la date butoir du 31 juillet, fixée par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le gouvernement ougandais pour le rapatriement.



Selon Carolyne Akello, chargée de communication du HCR, l’agence étudie le cas des réfugiés qui ont fui.



« Le HCR continue d’aider et d’encourager les réfugiés rwandais d’Ouganda à saisir cette occasion et à retourner dans leur pays ; mais cette opération est volontaire. Nous trouverons des moyens de traiter avec ceux qui ne souhaitent pas être rapatriés après le 31 juillet, lorsque l’opération aura pris fin », a déclaré Mme Akello, ajoutant que le HCR continuait d’apporter son aide aux réfugiés, dans les camps.



« Le gouvernement ougandais et le HCR entreprendront de trouver une solution durable, au cas où il resterait des réfugiés sur place ».



Depuis avril, les gouvernements rwandais et ougandais, avec l’aide du HCR, mènent des campagnes de sensibilisation pour encourager les réfugiés à rentrer chez eux.



Un premier groupe de 80 rapatriés devraient quitter l’Ouganda le 19 mai, a annoncé Innocent Ngango, directeur de l’opération de rapatriement des réfugiés au sein des autorités rwandaises locales.



Crainte des Gacaca


«Nous
trouverons des moyens de traiter avec ceux qui ne souhaitent pas être
rapatriés après le 31 juillet, lorsque l’opération aura pris fin»

Dans les camps de réfugiés, a toutefois noté M. Ngango, certains éléments découragent leurs compatriotes de rentrer au Rwanda, par peur d’être poursuivis pour avoir commis des crimes dans le cadre du génocide.



Une mauvaise compréhension des rouages des juridictions Gacaca, système de justice traditionnelle rwandais, explique en partie la réticence des réfugiés à retourner dans leur pays, avait expliqué à IRIN Denis Bikesha, directeur de la mobilisation au Service national des juridictions Gacaca.



A l’heure actuelle, environ 20 000 réfugiés rwandais se trouvent en Ouganda, dont la moitié étaient auparavant opposés au rapatriement, selon les responsables des camps.



nb/aw/mw/nh/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

Hundreds of thousands of readers trust The New Humanitarian each month for quality journalism that contributes to more effective, accountable, and inclusive ways to improve the lives of people affected by crises.

Our award-winning stories inform policymakers and humanitarians, demand accountability and transparency from those meant to help people in need, and provide a platform for conversation and discussion with and among affected and marginalised people.

We’re able to continue doing this thanks to the support of our donors and readers like you who believe in the power of independent journalism. These contributions help keep our journalism free and accessible to all.

Show your support as we build the future of news media by becoming a member of The New Humanitarian. 

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join