« Il n’y a plus de menace de choléra dans notre pays, mais nous devons rester vigilants si vous voulons éviter que l’épidémie ne ressurgisse en Guinée Bissau », a déclaré mardi le ministre de la Santé publique, Antonia Mendes Teixeira, lors d’une visite dans le plus grand hôpital du pays.
Selon elle, aucun nouveau cas de choléra n’a été enregistré au cours des trois dernières semaines, mais selon un rapport du ministère de la Santé, la maladie a touché 25 111 personnes et fait 399 victimes depuis le début de l’épidémie en juin.
Malgré cette bonne nouvelle, les équipes médicales spéciales, déployées dans les différents districts du pays pour combattre la maladie, resteront en place.
Le choléra est une maladie qui se développe dans des environnements caractérisés par de mauvaises conditions hygiéniques et sanitaires. Cette maladie est récurrente dans la plupart des pays d’Afrique de l’ouest, et cette année, l’épidémie a été particulièrement sévère en raison des fortes pluies qui se sont abattues sur la région.
Face à l’ampleur de l’épidémie, qui a affecté des dizaines de milliers de personnes et fait des centaines de morts en Afrique de l’ouest, la région la plus pauvre de la planète, le Bureau des Nations unies pour la coordination de l’aide humanitaire (OCHA) a lancé le mois dernier un appel à l’aide internationale en vue d’obtenir 3,2 millions de dollars américains, dont la moitié serait destinée à la Guinée Bissau.
L’appel, le premier du genre lancé en faveur de l’Afrique de l’ouest, n’a pas été suivi d’effet, aucun don n’ayant été versé pour la lutte contre le choléra dans la région. Mais la situation s’est améliorée entre-temps, avec la fin de la saison des pluies.
« Nous estimons que depuis le 21 décembre, la situation est sous contrôle en Guinée Bissau », a expliqué Maya Siblini, d’OCHA-Dakar. Le nombre de cas est en régression dans la région, notamment au Sénégal voisin, un pays qui a aussi été durement touché par l’épidémie cette année, a-t-elle ajouté.
Le choléra est une infection intestinale aiguë qui provoque une déshydratation rapide de l’organisme et peut entraîner la mort en moins de 24 heures. Cette maladie est souvent traitée avec une simple solution de sel et de glucose.
En août, plus de 100 nouveaux cas étaient enregistrés chaque jour. Pour tenter d’arrêter la propagation de l’épidémie, les autorités bissau-guinéennes avaient alors exhorté la population à respecter certaines mesures d’hygiène, notamment à se laver régulièrement les mains et à faire bouillir l’eau avant de la consommer.
Mais les inondations des routes ont rendu encore plus difficile l’accès aux zones rurales, en particulier, et elles ont entravé les actions du gouvernement pour combattre la maladie, dans un pays où toutes les infrastructures ont été détruites pendant la guerre de 1998-99 et laissées à l’abandon pendant des années.
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