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Deux membres de la principale faction de l'ancien mouvement rebelle du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), récemment nommés ministres, sont arrivés dimanche dans la capitale du Burundi, Bujumbura, après huit années d'exil.
Simon Nyandwi et Onesime Nduwimana, ont été respectivement nommés le 23 novembre dernier, ministre de l'intérieur et ministre de la communication et porte-parole du gouvernement.
M. Nyandwi avait trouvé refuge en Tanzanie alors que M.
Nduwimana revenait d'Allemagne.
"Nous sommes très heureux de revenir au pays après un exil si long. C'est un signe que la paix est en train de revenir au Burundi," ont-ils déclaré à la presse à Bujumbura.
"Le temps est venu de rassembler nos efforts pour ramener la paix et d'abandonner les divisions entre les Burundais," a affirmé M. Nyandwi. "Les Burundais se sont entretués en raison de divisions ethniques et régionales, ceci est le passé, nous devons regarder de l'avant pour
reconstruire notre nation."
Les deux ministres ont également annoncé l'arrivée prochaine à Bujumbura de Pierre Nkurunziza et de Salvator Ntahomenyereye.
Le premier est le leader du CNDD-FDD. Il a été nommé ministre d'Etat chargé de la bonne gouvernance. Le second, secrétaire général adjoint du mouvement a, quant à lui, été nommé ministre des travaux publics.
Dans le même temps, deux autres membres du CNDD-FDD, devant représenter le mouvement dans la commission mixte de cessez-le-feu, sont également arrivés dans le pays.
Tous les officiels du CNDD-FDD seront sous la protection des forces de maintien de la paix de la mission africaine au Burundi jusqu'à l'intégration des anciens rebelles au sein des nouvelles forces de sécurité.
La mission africaine est composée de contingents de l'Ethiopie, du Mozambique et de l'Afrique du Sud.
Le président du Burundi Domitien Ndayizeye a remanié son cabinet pour intégrer le CNDD-FDD conformément à l'accord de partage de pouvoir signé entre les deux parties, le 16 novembre dernier à Dar es Salaam, Tanzanie.
Selon les termes de l'accord, le CNDD-FDD obtiendra 40 % des postes dans l'état-major de l'armée et 35 % dans celui de la police. Il bénéficiera aussi de deux postes au bureau du parlement alors que 15 parlementaires représenteront le mouvement dans cette institution.
Une période transitoire de trois ans a été décidée au Burundi, à la suite des accords d'Arusha pour la paix et la réconciliation du 28 août 2000.
Ils prévoient deux périodes de 18 mois au cours desquelles le pays sera dirigé par un Tutsi puis par un Hutu.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions