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Le gouvernement transitoire du Burundi et la faction du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD) dirigée par Pierre Nkurunziza ont endossé dimanche, un accord de partage du pouvoir en matière politique, de défense et de sécurité.
L'accord a été entériné à la suite du 20ième sommet de l’Initiative régionale pour la paix au Burundi qui s’est tenu à Dar es Salaam en Tanzanie. L'Initiative régionale au Burundi avait été créée pour tenter de mettre fin à près de 10 années de guerre civile au cours de laquelle 300.000 personnes sont mortes.
Les présidents du Burundi, de l'Ethiopie, de la République démocratique du Congo, du Mozambique et de l'Ouganda ont assisté au sommet alors que l'Afrique du Sud, la Tanzanie, le Gabon, le Rwanda, le Kenya et la Zambie ont été representés par des membres des gouvernements.
Le sommet a ainsi finalisé un accord de partage du pouvoir signé le 8 octobre et le 2 novembre à Pretoria (Afrique du Sud) par lequel le CNDD-FDD a rejoint le processus du paix.
La région a salué, dans une déclaration publiée dimanche, l'engagement des deux parties de cesser les hostilités, d'établir un état de droit et de former une armée nationale.
Dans le même temps, les leaders au sommet ont demandé aux Forces nationales de libération (FNL)conduites par Agathon Rwasa de suspendre les hostilités et d'entrer en négociation avec le gouvernement dans un délais de trois mois.
Le FNL avait, en effet, toujours refusé de s'associer au processus de paix.
"Après cette date butoir et, dans l'hypothèse d'un refus catégorique de rejoindre le processus de négociation, le peuple burundais, l'Initiative régionale et l'Union Africaine le [le FNL] considèreront comme une organisation qui est contre la paix et la stabilité au Burundi et sera traitée en conséquence," a affirmé une déclaration.
Les leaders de la région ont également demandé à l'ONU, dans une déclaration finale, d'envisager une opération de maintien de la paix au Burundi étant donné "le changement substantiel enregistré à la suite de la signature du protocole de Pretoria qui a créé les conditions pour la paix et la stabilité sur 95 % du territoire au Burundi".
Toutes les parties ont néanmoins regretté, au cours du sommet, le manque de fonds pour le soutien au processus de paix.
Elles ont appelé, l'ONU, l'Union européenne et des bailleurs de fonds à agir immédiatement pour soutenir l'élan engendré par la signature de ces accords.
Le chef de la Mission africaine au Burundi, Mamadou Bah, a affirmé dimanche à IRIN que sur les 120 millions de dollars nécessaires à l'entretien de la force de maintien de la paix au Burundi par an, seuls 20 millions avaient été débloqués pour le moment. L'Union européenne est l'unique organisation a avoir confirmé une aide additionnelle de 25 millions de dollars pour la mission.
Les troupes de maintien de la paix au Burundi, a précisé M.
Bah, ne prendraient pas part à une éventuelle offensive contre le FNL. M. Bah a, en effet, rappelé qu'il s'agit là d'une affaire burundaise.
Yoweri Museveni, le président ougandais et président de l'Initiative regionale, a rappelé que la région avait joué son rôle en imposant un cessez-le-feu et en établissant une mission de l'Unité africaine au Burundi. Pour lui, il revient maintenant à la communauté internationale d'intervenir.
"Nous avons besoin d'argent pour nourrir les hommes de Nkurunziza et ceux de l'Union africaine," a-t-il dit.
"L’Union africaine a supporté le coût jusqu'à présent, mais ne peut plus le supporter à présent."
"L'Union européenne, qui a promis de l'argent, doit le débloquer rapidement," a-t-il encore dit.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions