1. Accueil
  2. Afrique
  3. West Africa
  4. Guinée-Bissau

La MONUC déplore la reprise des affrontements armés à Bunia

La Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), appelée MONUC, a annoncé qu’elle «déplore vivement» la reprise des hostilités à Bunia, ville principale du district de l’Ituri, au nord-est du pays, où des affrontements survenus samedi ont fait au moins cinq morts et beaucoup plus de blessés et de déplacés.

«La MONUC déplore vivement ces combats (…) qui constituent une violation inacceptable de l'Accord de cessation des hostilités conclu le 18 mars dernier, et qui menacent les acquis indéniables et prometteurs de la Commission de pacification de l'Ituri (CPI)», a affirmé la MONUC dans un communiqué rendu public dimanche.

La MONUC a aussi dit estimer «impératif et urgent» que tous les signataires de l’accord respectent sans délai leurs engagements pris en mars, en retirant leurs forces armées de Bunia et en les ramenant dans leurs quartiers généraux respectifs. «C'est à cette condition que la CPI sera en mesure, avec l'appui de la MONUC, d'assurer le retour effectif de la paix et de la sécurité à Bunia et dans l'Ituri», d’ajouter la Mission.

Selon la MONUC, des échanges de tirs d'armes légères et lourdes ont éclaté samedi en milieu de matinée dans plusieurs quartiers de Bunia, visant notamment les locaux de la MONUC et des Agences des Nations Unies, et provoquant la panique parmi les habitants. La résidence occupée par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a été entièrement pillée. En début d'après-midi, les troupes ougandaises (UPDF), qui avaient réduit leur présence dans l’Ituri, ont repris le contrôle de Bunia et redéployé leurs patrouilles motorisées et leur police militaire, à l’instar de la MONUC, qui a, pour sa part, reçu des renforts de la Police nationale congolaise, dimanche.

La MONUC a expliqué que l'enjeu de cette confrontation entre factions armées des ethnies Lendu et Hema était de s’emparer de Bunia, dans le sillage du retrait de l’armée ougandaise. A l'issue des affrontements, les milices ethniques Lendu ont chassé de la ville les forces composées essentiellement de combattants Hema alliés au chef Kawa Panga, d’indiquer la Mission.

«Selon les conventions internationales, les troupes ougandaises doivent assurer la sécurité de la population civile tant qu'elles seront présentes en Ituri», a aussi spécifié la MONUC.

De son côté, le ministre ougandais James Wapakhabulo a lancé un appel à l’ONU pour qu’elle fasse davantage sentir sa présence dans l’Ituri, évitant ainsi de créer un vide à la suite du retrait des troupes ougandaises, a rapporté lundi le journal ougandais The New Vision, propriété du gouvernement. Le ministre a assuré que l’Ouganda se sera complètement retiré de la RDC dans deux semaines. Il a réclamé un soutien entier à la mise en œuvre de l’accord de Lusaka, qui comprend la création, dans les meilleurs délais, d’un gouvernement à base large à Kinshasa, ainsi que le renforcement des capacités de la MONUC, pour qu’elle puisse accomplir ses opérations.

Par ailleurs, d’importants mouvements de population ont été signalés vers l’est, sur le lac Albert, et vers le district de Bundibugyo, à l’ouest de l’Ouganda. Toutefois, aucun chiffre précis n’était disponible concernant leur ampleur.

Dimanche, des sources locales ont confié à IRIN que la situation demeurait tendue à Bunia et dans les environs. Ces mêmes sources ont prévenu que les conditions actuelles en Ituri sont propices à une reprise de la guerre et à de nouveaux massacres de civils.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

It was The New Humanitarian’s investigation with the Thomson Reuters Foundation that uncovered sexual abuse by aid workers during the Ebola response in the Democratic Republic of Congo and led the World Health Organization to launch an independent review and reform its practices.

This demonstrates the important impact that our journalism can have. 

But this won’t be the last case of aid worker sex abuse. This also won’t be the last time the aid sector has to ask itself difficult questions about why justice for victims of sexual abuse and exploitation has been sorely lacking. 

We’re already working on our next investigation, but reporting like this takes months, sometimes years, and can’t be done alone.

The support of our readers and donors helps keep our journalism free and accessible for all. Donations mean we can keep holding power in the aid sector accountable, and shine a light on similar abuses. 

Become a member today and support independent journalism

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join