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L'ICVA met en garde contre le rapatriement des réfugiés de laTanzanie

Le Conseil international des agences bénévoles (ICVA), une association
représentant plus de 70 organisations non gouvernementales, s'est fait l'
echo de tous ceux qui se prononcent contre le rapatriement massif des
réfugiés burundais de la Tanzanie.

Face aux récentes déclarations du président tanzanien, Benjamin Mkapa,
qualifiant les réfugiés de « fardeau insupportable » , et aux autorités
burundaises invitant les réfugiés à rentrer chez eux, « les réfugiés
risquent de se retrouver dans une position où leur retour au Burundi ne sera pas totalement volontaire », déclare l'ICVA dans son bulletin « Lorsque le retour chez soi n'est pas un choix ».

« La réalité sur place au Burundi montre qu'il faudrait fortement
déconseiller aux réfugiés de rentrer chez eux," a déclaré l'ICVA, citant un
certain nombre de facteurs justifiant sa position : les centaines de
milliers de Burundais qui sont déplacés à l'intérieur du pays, la
composition monoethnique des échelons supérieurs de l'armée (Tutsie), qui
est responsable de nombreux massacres dans la guerre civile du pays, l'
impunité pour des massacres anciens, le problème encore non résolu des
droits fonciers et la poursuite des affrontements dans une grande partie du
pays.

La question des droits fonciers est un point très important qui doit être
résolu avant le début des rapatriements massifs, estime ICVA, soulignant que des efforts devraient être consentis en vue de garantir que les personnes déplacées à l'intérieur du pays et les réfugiés rapatriés auront accès à des parcelles de terres. Etant donné que la majorité de la population burundaise vit de l'agriculture, sans accès à des parcelles de terre ou à des moyens de
subsistance alternatifs, le retour des réfugiés n'est pas viable, selon l'
ICVA.

Dans la situation qui prévaut actuellement au Burundi , tout retour forcé des 345 000 réfugiés burundais est « potentiellement catastrophique ».

De récentes déclarations et une série de visites dans les camps par les
gouvernements tanzanien et burundais ont exercé une « très forte pression »
sur les réfugiés pour qu'ils rentrent chez eux. "En conséquence, on ne sait
pas si les réfugiés qui s'inscrivent pour se faire rapatrier le font car ils
pensent que les conditions au Burundi sont satisfaisantes ou s'ils sentent
qu'une décision sur leur retour sera bientôt prise a leur place par les
gouvernements," selon l'ICVA.

Faisant référence aux récentes visites dans les camps, l'ICVA a indiqué :
« Si les informations qui sont fournies doivent encourager les gens à
rentrer chez eux . alors il s'agit de savoir si ces informations sont à la
fois impartiales et exactes. » Les réfugiés ne doivent pas se trouver dans
une situation où ils pensent qu'ils doivent choisir de rentrer, même si c'
est prématuré, pour garantir leur protection, selon l'ICVA.

L'association prône un soutien au Burundi et à la Tanzanie, qui accueille
des centaines de milliers de réfugiés. « Les gouvernements ont entendu, à maintes reprises, les appels de la Tanzanie en faveur d'un soutien plus important. On entend souvent parler de la lassitude des donateurs mais les conséquences de la lassitude de la communauté d'accueil pourraient être bien plus importantes. »

Pour l'article intégral, veuillez consulter www.icva.ch (Talk Back
Newsletter, Volume 4)



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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