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Les obus des rebelles font quatre morts et sept blessés à Bujumbura

Quatre personnes sont mortes et sept autres ont subi des blessures, mercredi, quand les rebelles ont pilonné au mortier, pour la troisième journée consécutive, la capitale burundaise, Bujumbura.

"Sept obus sont tombés sur Bujumbura, l’un près de la banque centrale, tuant quatre personnes et en blessant six autres ; un autre est tombé sur le marché, blessant une personne, et les autres (obus) ont frappé des maisons", a confié un témoin oculaire à IRIN.

Des sources ont affirmé que l’armée ripostait aux attaques rebelles, en les repoussant en dehors de la ville, vers les collines environnantes.

L’atmosphère est demeurée tendue à Bujumbura, alors que les boutiques, banques, marchés et bureaux publics étaient fermés.

Depuis le début des combats, lundi, 35 personnes auraient été tuées, dont 17 rebelles et deux soldats gouvernementaux.

Pour sa part, le bilan des victimes civiles n’a pas été confirmé. Des milliers d’habitants des banlieues sud de la ville ont fui leurs demeures.

Des responsables gouvernementaux ont accusé les combattants membres de la faction de Pierre Nkurunziza du Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), de former une alliance avec les combattants partisans des Forces nationales de libération (FNL) d’Agathon Rwasa.

"Le bombardement de mercredi matin pourrait être une action du CNDD-FDD.

Nous avons des preuves que les rebelles de (M.) Nkurunziza et ceux de (M.) Rwasa ont fait une alliance", a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Salvator Ntihabose.

"Les attaques contre la capitale sont perpétrées par les deux mouvements, la preuve en est que des combattants du CNDD-FDD se trouvent parmi les otages capturés par l’armée", a-t-il soutenu lors d’un point de presse, mardi.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Albert Mbonerane, a déclaré que l’armée continuerait de repousser les rebelles.

"Il est clair que les rebelles des FNL d’Agathon Rwasa ont choisi la guerre plutôt que les pourparlers. Nous devons les combattre pour qu’ils cessent leurs actions terroristes", a-t-il ajouté.

Des combats violents se sont poursuivis entre les troupes gouvernementales et les rebelles des FNL, maintenant installés dans les collines entourant Bujumbura. L’armée utiliserait, pour sa riposte, des pièces d’artillerie et des hélicoptères.

La Ligue ITEKA, un organisme burundais de défense des droits de l’homme, a condamné le bombardement des banlieues de Bujumbura.

Elle a exhorté les FNL à mettre immédiatement fin aux hostilités et à amorcer des négociations de paix avec le gouvernement.

"ITEKA demande aux belligérants de mettre en place des corridors humanitaires pour les civils bloqués dans les banlieues et ce, dans le strict respect du droit humanitaire international", a insisté Pie Ntakarutimana, président de la Ligue.

Au nom de la Ligue ITEKA, il a en outre invité les organismes humanitaires à "venir en aide aux déplacés, à secourir les victimes, et à assurer un environnement sain en ramassant les cadavres".

[À lire également, un article précédent d’IRIN, en anglais, intitulé "Rebels continue attacks on Bujumbura" sur http://www.irinnews.org/report.asp?ReportID=35276&SelectRegion=Great_Lakes&SelectCountry=BURUNDI]



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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