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Une organisation de réfugiés fait le point sur la situation des déplacés

Le Conseil norvégien des réfugiés (CNR) a indiqué mardi que malgré le cessez-le-feu conclu depuis janvier 2001 entre les principaux groupes armés de la République démocratique du Congo (RDC), les combats se poursuivaient au nord et au nord-est du pays, où vit la majorité des 2,2 millions de personnes déplacées, selon des chiffres de février 2002.

Dans un nouveau rapport sur la RDC, l'organisation souligne que la situation humanitaire demeure catastrophique, et en raison de l'insécurité et de l'insuffisance de fonds, l'aide internationale ne suffit pas à répondre aux besoins des déplacés.

Le CNR note que la majorité des 2,2 millions de déplacés vit à l'est du pays, notamment dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, la Province Orientale, et le nord du Katanga, les régions les plus touchées par la guerre.

On estime à plus de 2,5 millions le nombre de personnes victimes de la guerre en RDC depuis 1998, la plupart ayant succombé à la maladie et à la malnutrition, indique le CNR.

La situation dramatique de déplacement interne en RDC est le résultat des affrontements entre divers groupes - externes et internes - pour accéder au pouvoir, auxquels s'ajoutent les rivalités interethniques dans les régions centrales et orientales du pays, précise le CNR.

Le CNR relève que 16 millions de personnes, soit 33 pour cent de la population congolaise, ont de graves besoins alimentaires, qui sont dus à un déplacement prolongé et à d'autres facteurs. Selon Oxfam, environ 64 pour cent des habitants de l'est de la RDC sont sous-alimentés, et il s'agit du taux de malnutrition le plus élevé au monde.

La situation des droits de l'homme est critique, poursuit le rapport, précisant que les agences onusiennes et les organisations non gouvernementales font souvent état de massacres, d'actes de torture et d'autres abus des droits de l'homme contre des civils, commis par les groupes armés de toutes tendances.

L'organisation constate aussi une amélioration de l'accès aux régions contrôlées par le gouvernement, en raison d'une simplification des procédures imposées aux agences humanitaires internationales. Les agences humanitaires ont souvent été contraintes de suspendre leurs opérations d'aide dans les territoires sous contrôle rebelle à cause de l'insécurité et de la violence dans certaines parties des provinces du Kivu, de Maniema (située à l'est du Sud-Kivu), du nord du Katanga et d'Ituri dans le nord-est.

Le rapport complet est disponible sur http://www.idpproject.org



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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