Les organisations non gouvernementales sont retournées mercredi à Klay, à 47 km environ au nord de Monrovia, a précisé Mohammed Siryon, un fonctionnaire national hors Siège du Bureau de l'ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA) au Liberia. Après avoir obtenu la permission du ministère de la Justice pour se rendre à Klay, 10 groupes au moins se trouvent maintenant dans la localité et apportent leur aide, a indiqué M. Siryon. Il a ajouté que le ministère a indiqué aux ONG qu'elles ne pouvaient pas voyager au nord de Klay.
Les groupes présents à Klay incluent Médecins sans Frontières (MSF), qui assure l'approvisionnement en eau, et le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), qui s'occupe des services d'assainissement. Le Fonds Save the children procure de l'aide aux enfants et des services sanitaires minimaux, tandis que le Service mondial luthérien installe des grandes tentes de transit. M. Siryon a annoncé que le Programme alimentaire mondial (PAM) s'apprête à envoyer une équipe d'évaluation des besoins alimentaires à Klay : dimanche, les déplacés n'avaient pas suffisamment de nourriture, d'eau et d'abris.
Près de 1 500 personnes vivaient à Klay avant l'affluence des déplacés à l'intérieur, qui ont fui leur camp temporaire à Sawmill dimanche quand les forces gouvernementales y sont entrées et leur ont demandé de partir. « Ils ont fui avec ce qu'ils portaient sur eux », a commenté M. Siryon.
Il a indiqué qu'une cinquantaine de soldats du Commandement conjoint de sécurité (gouvernemental) ont installé un barrage routier à Klay Junction, un carrefour important situé à un km environ au sud de la localité. L'une des routes de ce carrefour conduit en Sierra Leone, et l'autre à Tubmanburg, la capitale du comté de Bomi, où sont déployées les troupes gouvernementales.
"Le gouvernement désire que les déplacés à l'intérieur demeurent dans la localité de Klay jusqu'à ce que Tubmanburg soit sécurisée », a expliqué M. Siryon. Les travailleurs humanitaires ont souligné que le gouvernement ne souhaite pas que des milliers de déplacés se rendent à Monrovia, où beaucoup de victimes de déplacements antérieurs vivent encore dans des bâtiments pas tout à fait construits ou endommagés par la guerre.
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