Dans un rapport intitulé 'Au-delà de l'Afghanistan : L'aide humanitaire aux réfugiés dans le monde est confrontée à une crise de financement de 126 millions de dollars' [Beyond Afghanistan: Humanitarian Aid To Refugees Worldwide Faces $126 million Funding Crisis], le comité a exhorté le Congrès américain à augmenter, au lieu de diminuer l'aide aux réfugiés. L'appel intervient au moment où le Congrès tente de faire accorder une demande de la Chambre des représentants de réduire de 5 millions de dollars le gros du financement américain, et une requête du Sénat d'augmenter de près de 10 millions de dollars les fonds destinés aux réfugiés à l'étranger.
Le comité pour les réfugiés suggère également que les gouvernements européens donateurs procurent plus d'argent au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, après des années de coupures qui ont aggravé les conditions dans les camps de réfugiés.
"Le HCR doit cesser sa pratique de comprendre délibérément les besoins réels de financements des programmes de réfugiés, dans sa tentative mal guidée d'apaiser les gouvernements donateurs durs à la détente », a ajouté le comité
Les effets du déficit budgétaire
Le comité a rapporté que l'Afrique, source de trois millions de réfugiés au moins et de 10 millions de personnes déplacées à l'intérieur, est la plus affectée par le déficit budgétaire de l'aide au réfugiés. L'impact du déficit a affecté cette année des réfugiés du Burundi et de la République démocratique du Congo qui résident en Tanzanie. Ces réfugiés, d'ores et déjà forcé à survivre à une diminution des rations alimentaires de 20 pour cent, ont souffert d'autres coupures durant 2001 en raison de la réduction des dons alimentaires. Près de 5 000 réfugiés ont quitté leurs camps pour protéger les coupures, a affirmé le comité. Les coupures de financements ont aussi retardé l'achat de médicaments d'urgence pour 50 000 réfugiés. Les allocations de savon aux familles de réfugiés ont été réduites de moitié, et les coupures budgétaires ont occasionné des pénuries de carburant, « ralentissant la livraison par camions des approvisionnements humanitaires ».
En RDC, a-t-il relevé, une réduction budgétaire de 3,1 millions de dollars a empêché les travailleurs humanitaires de réparer des ponts et des routes pour atteindre 8 000 nouveaux réfugiés de l'Angola. Elle a aussi signifié un manque d'aide à quelque « dizaines de milliers » de réfugiés arrivés avant eux.
En outre, a-t-il rapporté, une coupure budgétaire de 1 million de dollars a empêché les responsables de l'ONU de contrôler régulièrement les besoins de protection de plus de 35 000 réfugiés rwandais rapatriés au cours des deux années écoulées. Il a précisé que le manque de fonds pour quelque 30 000 réfugiés de la RDC a abouti à une détérioration de l'approvisionnement en eau, de l'assainissement et des soins de santé, et des services d'éducation. Dans le Burundi voisin, il a été procédé à des coupures budgétaires de 3,5 millions de dollars, en dépit de l'arrivée de 3 000 nouveaux réfugiés de la RDC et des besoins de réinsertion de 15 000 réfugiés burundais nouvellement rapatriés.
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