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Le manque de financement ébranle l'aide humanitaire

Deux agences humanitaires ont indiqué que le manque de financement pourrait menacer la vie de plus de 35 000 Libériens déplacés à l'intérieur.

L'organisation Refugees International (RI), basée aux Etats-Unis, a affirmé jeudi dans un communiqué qu'à moins que les donateurs n'accroissent leur assistance au Liberia, les ONG auront à réviser à la baisse leurs programmes en faveur des personnes déplacées, ce qui ne manquera pas de rendre leurs conditions « menaçante pour leur vie».

Des responsables du RI qui ont visité en septembre les camps de déplacés dans le comté de Bong, au nord-est de la capitale Monrovia, ont recommandé entre autres que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) examine les questions liées à la protection des déplacés libériens et négocie avec le gouvernement pour faire cesser les recrutements forcés, particulièrement parmi les enfants.

Les combats, qui ont éclaté au Liberia en avril 2001, ont fait plus de 30 000 déplacés libériens et des milliers d'autres ont cherché refuge dans les pays voisins: la Guinée, la Sierra Leone et la Côte d'Ivoire, a indiqué RI.

En mai 2001, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait imposé des sanctions limitées au Liberia en réaction au soutien du président Charles Taylor aux rebelles du Front révolutionnaire Uni (RUF) en Sierra Leone, a-t-elle ajouté.

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA) a annoncé lundi que quatre mois après le lancement du CAP révisé pour la crise des déplacés au Liberia, le financement demeure un défi majeur. L'appel révisé a été lancé en juin 2001. Dans son bulletin d'octobre pour l'Afrique de l'Ouest, OCHA a affirmé que jusqu'à ce jour, il n'y avait eu aucune réponse au CAP de juin, et que la réponse au prochain CAP 2002, « reste à voir ».

Le manque de financement et l'accès limité aux bénéficiaires sont quelques uns des sujets d'inquiétude, a déclaré OCHA. Les autres sont la protection des civils et celle des travailleurs humanitaires, ainsi que le climat instable du point de vue de la sécurité.

OCHA estime que le nombre actuel des déplacés s'élève à 35 000 environ dans les cinq camps: Jenemana, dans le comté du Grand Cape Mount à l'ouest ; Bopolu dans le comté de Gbarpolu limitrophe du comté de Lofa au nord, et CARI ; TV Tower ; et Belefane, tous situés dans le comté de Bong au nord-est de la capitale Monrovia.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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