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S'exprimant mardi sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) à propos des entretiens tenus lundi avec le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, à l'occasion de sa visite à Kisangani au nord-est de la RDC, le porte-parole du mouvement rebelle, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), Kin-Kiey Mulumba, a indiqué que " nous n'avons pas l'intention de nous opposer à une décision du Conseil de sécurité [qui a lancé des appels répétés en faveur de la démilitarisation de Kisangani].
Nous sommes prêts à démilitariser à condition que la MONUC [mission de l'ONU en RDC] nous informe de ce qu'elle ferait dans l'éventualité d'une attaque lancée sur la ville par les milices de l'Interahamwe cantonnées à proximité ou par une brigade des troupes [du président de la RDC Joseph] Kabila. Je pense que le Secrétaire général et l'ONU comprennent mieux la situation. La question de la démilitarisation de Kisangani perdra progressivement de son importance d'autant plus que le dialogue intercongolais est maintenant prévu à Addis-Abeba et non plus à Kisangani."
Tout en se disant optimiste quant au processus de paix en RDC qui selon M.
Mulumba " fait de réels progrès, " ce dernier reste prudent sur la question du désarmement des " forces négatives " - non signataires armés de l'accord de paix de Lusaka. " Sans le désarmement des forces négatives, rien ne pourra être résolu. Cela équivaudrait simplement à mettre un terme à la
guerre en RDC, mais une autre guerre se poursuivrait, celle du Kivu. "
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