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Le leader hutu, Domitien Ndayizeye, qui remplacera le président Pierre Buyoya pendant les 18 premiers mois du gouvernement transitoire du Burundi a déclaré aux médias vendredi que " certaines mesures " devraient être prises pour assurer la mise en place effcetive des institutions transitoires. Pour commencer, certains textes de loi devraient être amendés, notamment en ce qui concerne le retrait des clauses qui entravent l'exercice de la liberté
politique et l'adoption de lois liées à l'application de l'amnistie et au génocide, selon ses propos repris par l'agence burundaise de presse ABP.
" Il est également nécessaire de créer une unité spéciale de protection pour rassurer tout le monde, en particulier les personnes qui vivent en dehors du pays," a précisé M. Ndayizeye. Il a indiqué que le gouvernement mis en place le 1er novembre sera " un gouvernement d'unité nationale " composé de partis qui ont signé l'accord d'Arusha. Il a ajouté que la mise en place d'un cessez-le-feu durable restait la principale préoccupation de la période de transition. M. Ndayizeye a indiqué que le premier pas avait été franchi mais a noté qu'il y avait beaucoup de méfiance parmi les Burundais et "qu'aucun Burundais ne créerait un autre Burundi en dehors du Burundi".
Il a affirmé qu'il était " un homme qui tenait parole " et qu'il coopérait avec M. Buyoya.
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