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L'armée du Burundi établira une commission d'enquête sur la tentative de coup de force de cette semaine. Le porte-parole de l'armée, le colonel Augustin Nzabampema a déclaré à radio Burundi mardi que l'armée essayait d'établir la responsabilité de 11 officiers soupçonnés d'être derrière la tentative de putsch de la nuit de dimanche. Près de 200 simples soldats sont également impliqués. Les officiers se trouvent actuellement dans une prison à Ngozi, une localité du nord ou ils s'étaient rendus aux autorités.
"Les conclusions des investigations préliminaires montrent que les mutins ont été induits en erreur par des outsiders sur la base de deux problèmes", a poursuivi M. Nzabampema. Le premier est la pauvreté et le second est l'accord d'Arusha, au sujet duquel il a été dit aux soldats qu'ils seraient remplacés par "une autre armée". "Même si personne ne peut nier que la pauvreté existe au sein de l'armée, personne ne peut non plus nier que la situation s'applique à tout le pays", a signalé M. Nzabampema.
Il a enfin fait état de la présence "d'étrangers " derrière les tentatives visant à induire les soldats en erreur, mais n'a pas fourni d'autres précisions à cet égard.
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