1. Accueil
  2. Asia
  3. Thailand

Espoir de citoyenneté pour des milliers d’apatrides

Environ 20 000 apatrides vivant le long de la frontière thaïlando-birmane du sud semblent prêts à recevoir la nationalité thaïlandaise quand les amendements au projet de loi sur la nationalité thaïlandaise seront revus par le Parlement le 15 février.

La réforme bénéficiera aux personnes thaïes « qui vivaient en territoire occupé par les Britanniques et qui a été intégré, plus tard, au territoire birman, nommément [les régions] de Tavoy, Myawaddy, et Tenasserin », a dit à IRIN, depuis Bangkok, Veerawit Tianchainan, directeur exécutif du Comité Thaï pour les Réfugiés (TCR).

« Ce groupe de Thaïs déplacés était retourné en Thaïlande depuis de nombreuses années, mais ils vivent comme des apatrides », a-t-il dit, expliquant que beaucoup d’entre eux n’avait pas accès aux services sociaux, y compris la santé et l’éducation. Sans la citoyenneté, ils ne peuvent pas non plus avoir de droits de propriété immobilière.
Leur lutte pour la citoyenneté dure depuis le début des années 90, selon M. Tianchainan.

« Le gouvernement a réalisé qu’il doit trouver une solution à ce problème, et il a cherché à s’en occuper par le biais de ce projet de loi », a dit Anoop Sukumaran, coordinateur du Réseau des droits des réfugiés en Asie-Pacifique (Asia Pacific Refugee Rights Network).

Cependant, ce projet de loi ne touche que les personnes thaïlandaises déplacées concernées par la frontière thaïlando-birmane contestée, qui a été dessinée pour la première fois en 1862. Sur les trois millions et demi d’apatrides du pays, les gens des Tribus des collines du nord de la Thaïlande, qui comprennent des membres des communautés ethniques Akna, Lanu, Lisu, Yao, Shan, Hmong et Karen, représentent environ deux millions de personnes.

« Cela règle un problème en cours pour un petit groupe de personnes ethniquement Thaï, mais cela ne concerne pas d’autres populations apatrides », a dit David Feingold, coordinateur à l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Le projet de loi de 2011 sur la nationalité coïncide avec le 50e anniversaire de la Convention sur la Réduction des cas d’apatridie de 1961.

« La Thaïlande n’est pas signataire de la Convention mais le projet de loi serait un pas dans la bonne direction », a dit M. Sukumaran.

dm/ds/cb-sk/amz

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join