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les dirigeants de la région appellent le Burundi à respecter l’accord de paix

Les dirigeants de la région des Grands Lacs africains ont appelé samedi le Burundi à déclencher immédiatement le processus électoral, afin que des élections puissent avoir lieu d’ici le 31 octobre, comme le prévoit l’accord de paix et de réconciliation d’Arusha signé en Août 2000.

Les dirigeants ont émis cette exigence à la fin d’un sommet tenu en Tanzanie, à Dar es Salaam, au cours duquel ils ont rejeté une proposition faite par le gouvernement burundais de prolonger la période de transition politique d’un an.

Les élections mettraient fin à la période de transition de trois ans qui avait été établie par l’accord d’Arusha.

Un président Tutsi a dirigé le pays pendant les premiers 18 mois, suivi d’un président hutu pour la seconde moitié de la période.

Lors du sommet de samedi, les dirigeants ont affirmé que les élections doivent être tenues immédiatement, de façon à assurer le bon déroulement du processus électoral.

Les dirigeants se réunissaient sous les auspices d’une initiative régionale de promotion de la paix au Burundi, présidée par le président ougandais Yoweri Museveni. Ils ont également imposé des "restrictions" à effet immédiat aux Forces Nationales de Libération (FNL).

Ce mouvement dissident hutu dirigé par Agathon Rwasa est le seul à ne pas avoir encore signé d’accord de cessez-le-feu avec le gouvernement. Trois autres mouvements rebelles ont signé de tels accords avec le gouvernement, et participent au gouvernement de transition actuel.

Les restrictions visent à s’assurer que le FNL ne constitue plus une menace pour la sécurité, selon un communiqué émis par les dirigeants à la fin du sommet.

Ils ont également mandaté le Conseil de Paix et de Sécurité récemment créé par l’Union Africaine (UA), afin qu’il recommande des mesures punitives supplémentaires à l’encontre du FNL, qui est considéré comme le dernier obstacle à la paix, si le mouvement se refuse toujours à se joindre au processus de paix dans un délai de trois mois.

Ces dirigeants ont appelé tous les états membres de l’UA, ainsi que le reste de la communauté internationale, à adopter une position identique, afin d’aider Bujumbura à "en finir avec le problème de sécurité pose par le FNL-PALIPEHUTU".

Les dirigeants se sont engagés à mobiliser des ressources pour soutenir le processus de cantonnement et d’intégration des anciens combattants, pour répondre au souci exprimé par le gouvernement burundais ainsi que d’autres partis politiques.

Les déclarations formulées à l’occasion du sommet ont été accueillies par les acteurs politiques burundais comme un geste décisif pour mener à bien le processus de paix.

Elles ont été appuyées par les présidents Benjamin Mkapa de Tanzanie, Levy Mwanawasa de Zambie, Thabo Mbeki d’Afrique du Sud, et Paul Kagame du Rwanda, ainsi que le premier ministre éthiopien Meles Zenawi et le Vice-Président Sud-Africain Jacob ZUMA - qui est le facilitateur du processus de paix au Burundi.

Le Kenya, représenté par Chris Murungaru, ministre de la sécurité nationale, et le Mozambique, représenté par le ministre des affaires étrangères Leonardo Simao, ont également soutenu la déclaration.

Baptiste Manwangari, Jean Minani et Pierre Nkurunziza, qui dirigent respectivement l’UPRONA, le FRODEBU et le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie, ancien mouvement rebelle principal du Rwanda, ont assisté au sommet de samedi.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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