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Le président du Burundi, Domitien Ndayizeye, a signé mardi un décret nommant 33 membres du Haut commandant militaire conjoint. Vingt d'entre eux proviennent de l'armée gouvernementale, les 13 autres émanent de la faction de l'ancien mouvement rebelle du Conseil national de la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), dirigée par Pierre Nkurunziza.
Les nominations s'inscrivent dans le cadre de l'accord technique des forces signé à Pretoria (Afrique du Sud), le 2 novembre 2003, qui prévoit une composition mixte du commandement militaire.
Selon cet accord, l'état-major sera formé à 60 pour cent par des officiers issus de l'armée et à 40 pour cent par des éléments du CNDD-FDD.
Bien que la faction du CNDD-FDD conduite par Jean-Bosco Ndayikengurukiye et la faction des Forces nationales de libération (FNL) d'Alain Mugabarabona aient signé les accords de cessez-le-feu, les représentants de ces mouvements n'ont pas été intégrés au sein du commandement conjoint.
Le président Ndayizeye a également signé mardi un autre décret, décrivant le mandat de ce commandement conjoint.
Ce dernier devra proposer au gouvernement la taille et la structure de la nouvelle armée des Forces nationales de défense, en prenant en considération les pourcentages de représentation des différentes composantes, déterminés par l'accord technique des forces.
Le commandement conjoint a aussi pour mission de superviser le programme de désarmement, démobilisation et de réhabilitation (DDR) des anciens combattants; de restaurer la confiance entre les forces armées et les ex-combattants du CNDD-FDD ainsi que les autres mouvements signataires des accords de cessez-le-feu avec le gouvernement.
L'installation du commandement militaire devraz étre suivi la formation de la nouvelle armée, les Forces nationales de défense du Burundi.
Elle procède de la signature d'un accord de partage du pouvoir signé entre le gouvernement et le CNDD-FDD de M. Nkurunziza, le 16 novembre à Dar es Salaam, Tanzanie.
Cet accord autorise la formation des Forces nationales de défense, formées par l'ensemble des anciens mouvements rebelles ce qui supposera l'intégration de certains anciens combattants rebelles démobilisés au sein de la nouvelle armée.
Pour autant, le cantonnement des ex-combattants a été retardé en raison d'un manque de financement.
Le porte-parole du président, Pancrace Cimpaye, a toutefois annoncé mardi que les combattants du CNDD-FDD de Nkurunziza devraient presque tous être regroupés dans les camps d'ici la fin de la semaine. Daniel Gelase Ndabirabe, le porte-parole du CNDD-FDD, a cependant indiqué mercredi à IRIN, l'impossibilité d’un tel regroupement dans le délai avancé.
Si l'identification des aires de rassemblement et le cantonnement des troupes a été retardée du fait d'un manque d'argent, a-t-il poursuivi, 11 camps de regroupement ont été identifiés.
"Pour l'heure, nous n’avons des anciens combattants que dans cinq camps, et même dans ces camps, seul un tiers des combattants attendus est arrivé," a expliqué M.
Ndabirabe.
Il avait encore ajouté vouloir attendre l'établissement d'un commandement conjoint pour accélérer le processus.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions