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Une des factions de l'ancien mouvement rebelle des Forces nationales de libération (FNL), dirigée par Alain Mugabarabona, s'est transformée samedi en parti politique et demandera bientôt son enregistrement auprès du ministère
de l'intérieur.
"Nous avons tenu notre premier congrès. Il visait la transformation du FNL en un parti politique appelé 'Front national de libération Icanzo, FNL Icanzo'," a affirmé M. Mugabarabona.
Ce dernier, élu chef du parti avec 70 % des suffrages, a expliqué que la
transformation du mouvement s'inscrivait dans le prolongement des accords de paix d'août 2000 - devant mettre fin à 10 années de guerre civile - et aux accords de cessez-le-feu, signés le 7 octobre à Dar es Salaam (Tanzanie).
Les deux accords, a-t-il poursuivi, autorisent la transformation des anciens mouvements rebelles en parti politique une fois le cantonnement de leurs troupes commencé.
Le premier groupe de combattants, appartenant au mouvement de M. Mugabarabona, à être cantonné, remonte au 26 juin.
Cette faction du FNL a rejoint le gouvernement du président Domitien
Ndayizeye au mois de mai. Les accords d'Arusha pour la paix et la
réconciliation, signés en août 2000, ont prévu une période transitoire de
trois ans, divisée en deux, au cours desquelles le pays est successivement
dirigé par un Tutsi puis par un Hutu. La fin de cette phase de transition
s'achèvera par des élections en novembre 2004.
L'autre faction du FNL, conduite par Agathon Rwasa, est l'unique mouvement
rebelle refusant de négocier avec le gouvernement transitoire.
Les combats
entre cette faction et l'armée gouvernementale continuent autour de la capitale, Bujumbura.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions