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Le président adjoint de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, qui est aussi le facilitateur du processus de paix au Burundi, a appelé jeudi le Conseil de sécurité des Nations Unies à reprendre les opérations de maintien de la paix au Burundi. Le niveau de violence dans ce pays a en effet gravement augmenté cette année, a rapporté UN News, le centre d'information de l'ONU.
A l'occasion d'une réunion du Conseil de sécurité à New York, M. Zuma a sollicité de la communauté internationale un soutien financier plus important pour le processus de paix au Burundi.
Une force de maintien de la paix de l'Union africaine, comprenant des contingents de l'Ethiopie, du Mozambique et de l'Afrique du Sud, a été déployée au Burundi pour surveiller la transition vers un système démocratique et offrir une protection aux politiciens revenant au pays après l’exil.
M.
Zuma a exposé au Conseil les avancées remarquables du Burundi vers la paix et la stabilité au cours de cette dernière année, a rapporté UN News. Le pays est néanmoins face aux défis du désarmement et de la réintégration des combattants ainsi que de celui du retour des réfugiés.
Le récent cessez-le-feu au Burundi a suscité de l'optimisme et de grands espoirs.
"Le processus de paix au Burundi est entré dans une phase décisive et irréversible," a rapporté UN News en citant les propos de M.
Zuma devant le Conseil.
Le 16 novembre, le gouvernement transitoire du Burundi et le principal groupe rebelle du pays, le Conseil National pour la défense de la démocratie-Force pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), avaient signé un accord de partage du pouvoir.
M. Zuma a informé le Conseil que le Burundi avait encore besoin d'aide pour désarmer, démobiliser et réintégrer les anciens combattants rebelles dans la société ainsi que pour coordonner le retour des réfugiés et des déplacés de l'intérieur, a rapporté UN News.
Le président du Conseil économique et social des Nations Unies, Gert Tosenthal du Guatemala, a affirmé que les Nations Unies pourraient jouer un "rôle catalyseur" pour soutenir la stabilité du Burundi et son développement subséquent, a rapporté UN News.
M.
Tosenthal avait aussi rapporté l’inquiétude des membres du Conseil concernant la non adhésion au processus de paix de la faction rebelle des Forces nationales de libération (FNL) dirigée par Agathon Rwasa.
Les Pays Bas ont, par ailleurs, donné jeudi un million de dollars à l'Afrique du Sud pour l'aider à payer les dépenses relatives à ses opérations de maintien de la paix au Burundi, a rapporté l'agence de presse sud-africaine.
"Cette généreuse contribution apportera une aide substantielle au Département de la défense sud-africain pour le déploiement des troupes sous l'égide de la mission de l'Union africaine au Burundi," a déclaré Mosiuoa Lekota, ministre de la défense sud-africain après la signature de cet accord à Pretoria.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions