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Le président du Burundi, Domitien Ndayizeye et le leader de la principale faction rebelle, Pierre Nkurunziza, ont signé mercredi un accord visant à appliquer le cessez-le-feu décidé en décembre dernier.
L'accord signé à Pretoria (Afrique du Sud) sous la médiation de son président Thabo Mbeki et de son adjoint Jacob Zuma, concernait les questions relatives à l'intégration dans les forces armées, la police et dans les services de renseignements du mouvement de Nkurunziza.
Selon l'accord de partage du pouvoir, la faction le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD) disposera de 40% des postes de l'état-major dans l'armée.
La répartition entre le nombre de sous-officiers et celui des hommes de rangs sera décidée par l'état-major intégré de l'armée.
L'état-major proposera au gouvernement une organisation de l'armée avec ses officiers. Les forces armées s'appellent les Forces Nationales de Défense Burundaises. L'accord prévoit une répartition égalitaire des postes de commandement selon une base ethnique "comme le stipule l'accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation".
La démobilisation et la réintégration des combattants se dérouleront progressivement.
La phase finale de ce processus aura lieu après l'élection du gouvernement et en fonction de la taille requise des Forces Nationales de Défenses Burundaises, a prévu l'accord.
Les parties se sont également entendues sur la création d'une nouvelle police. L'état-major de cette dernière sera composé à 65% par les éléments du gouvernement transitoire, les 35% restant revenant au CNDD-FDD. Les forces seront, elles, constituées selon une répartition égalitaire entre les ethnies.
Les éléments de la gendarmerie devraient être intégrés à la fois dans les nouvelles forces de police et de défense, a prévu l'accord.
"Les éléments du CNDD-FDD seront également déployés dans l'armée et la police burundaise," a stipulé l'accord.
Toutes les milices seront désarmées et placées sous le contrôle de la Mission Africaine dès le début de leur cantonnement.
Le service de renseignements sera sous contrôle du ministère des renseignements qui rendra compte au président. Toutes les parties à l'accord proposeront des noms au président pour composer l'état-major de ce service.
L'état major des services de renseignements sera composé à 65% par les éléments du gouvernement transitoire, les 35% restant revenant au CNDD-FDD.
La base sera constituée selon une répartition égalitaire entre les ethnies.
Au niveau politique, le CNDD-FDD recevra quatre ministères incluant un ministère d'Etat.
La Présidence consultera le ministère d'Etat pour les matières stratégiques, a prévu l'accord.
Au parlement, le CNDD-FDD a obtenu le poste de second vice-président et de secrétaire général adjoint à l'assemblée nationale. Il disposera de 15 membres à l'assemblée. La participation du CNDD-FDD au sénat fera l'objet d'une réunion ultérieure avant le sommet régional.
Trois postes de gouverneur dans les provinces ont encore été attribués au CNDD-FDD ainsi que cinq postes de conseillers ; il aura aussi deux ambassadeurs et six secrétaires ou conseillers.
Dans les gouvernements locaux il disposera de 30 administrateurs alors qu'il aura en charge le contrôle de 20 % des entreprises publiques. "La répartition précise fera l'objet de négociations ultérieures," a stipulé l'accord.
Les négociations, qui ont débuté dimanche dernier, sont les dernières d'une longue série de réunions destinées à mettre fin à 10 années de guerre civile.
Des questions restent néanmoins non résolues : l'immunité temporaire, la transformation du CNDD-FDD en parti politique, l'accord technique concernant les forces armées, la participation du CNDD-FDD au sénat.
Ces points seront discutés à l'occasion d'une prochaine rencontre.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions