Share & more
Trois personnes de plus ont péri et plusieurs autres ont subi des blessures lors des attaques rebelles qui se sont poursuivies jeudi dans la capitale burundaise, Bujumbura. Ces nouveaux décès portent à 37 le nombre des personnes tuées depuis le début des attaques contre la ville, lundi.
Au moins six obus sont tombés sur la ville, jeudi, a confié à IRIN un témoin oculaire. Il semble que les rebelles bombardaient la ville depuis les collines environnantes.
"Un obus est tombé dans le quartier asiatique, tuant deux gardiens; un autre a décapité un cycliste, près de la cathédrale, au centre-ville ; les autres obus se sont abattus sur des maisons", a indiqué ce témoin.
Le chef d'état-major de l'armée, le brigadier-général Germain Niyoyankana, a déclaré aux journalistes que des combats violents opposant les troupes gouvernementales à des combattants de la faction d'Agathon Rwasa des Forces nationales de libération (FNL), se poursuivaient dans les collines autour de
Bujumbura.
Il a affirmé que l'armée avait chassé les rebelles hors de la ville et que,
ce faisant, plusieurs rebelles avaient péri.
"Les rebelles ont tenté de redescendre dans la banlieue de Musaga [au sud de Bujumbura].
L'armée les a repoussés vers les collines. Plusieurs rebelles ont été tués et un grand nombre d'armes, saisies, notamment huit obus, plusieurs grenades et 12 sacs de munitions", dit-il.
Toutefois, le porte-parole des FNL, le pasteur Habimana, a rejeté la version des militaires et soutenu que les combattants rebelles se trouvaient toujours dans la capitale.
"Nous ne sommes allés nulle part. Nous sommes encore autour des banlieues du sud, ce que prouvent les tirs d'obus de ce jeudi matin sur le centre-ville.
Cela signifie que nous ne sommes pas trop loin de la capitale", dit-il.
"Les propos concernant de soi-disant combattants des FNL tués ou des munitions saisies, ne sont que des mensonges".
Il a ajouté que les FNL étaient prêtes à mettre fin aux combats, une fois que les troupes gouvernementales cesseront leurs attaques contre elles, et que les représentants de la communauté tutsie auront accepté de tenir des pourparlers avec les FNL.
"Nous poursuivrons la guerre, mais s'ils arrêtent [de combattre], nous
arrêterons aussi", dit-il.
Le nombre des civils tués durant la dernière série de combats n'a pas été
confirmé.
Des centaines d'habitants des banlieues sud de la ville ont été
blessés et on estime que 10 000 personnes ont fui leurs foyers depuis le début des combats.
Par ailleurs, le gouvernement a prolongé de trois heures le couvre-feu qu'il imposait depuis le début des affrontements. Au lieu d'être en vigueur de minuit à 6h du matin, le couvre-feu est désormais imposé de 21h à 6h du matin.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions