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William Lacy Swing, le nouveau représentant spécial en RDC de M. Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies, a annoncé dimanche dernier à Bunia, l’arrivée de 3.800 hommes pour le compte du deuxième groupe d’intervention devant se déployer en Ituri, au Nord-Est, et dans d’autres régions de la RDC.
« La TF2 sera, selon notre planification, une brigade, je dirais à peu près de 3800 hommes, c’est du moins l’idée. Nous sommes en pleine planification pour assurer le relais après le 1er septembre,» a-t-il dit aux journalistes, dans cette ville qui a été le théâtre de violents affrontements armés interethniques jusqu’au mois de juin dernier.
La fin de la mission de la force multinationale intérimaire, déployée en Ituri sous la conduite de la France pour stabiliser et sécuriser la ville de Bunia, interviendra à cette date.
Et, « une brigade robuste » de la Mission des Nations Unies au Congo connue sous l’accronyme de la MONUC devra la remplacer.
Swing n’a pas donné de date précise quant à l’arrivée de cette deuxième force, il a cependant informé que le Bangladesh, le Nepal et l’Indonesie, seraient parmi les pays fournisseurs de troupes.
Une équipe avancée du contingent Bangladeshi est du reste arrivée le même dimanche à Bunia, en vue de préparer le terrain pour le reste des troupes.
Swing a rassuré qu’il n’y aura pas de vide après le départ des troupes de la force multinationale de Bunia.
« La sécurisation de la ville de Bunia va continuer telle quelle, après le 1er septembre, » a-t-il dit.
Cette deuxième force de la MONUC annoncée par Swing, survient après la première, constituée de 1.500 Sud-Africains en poste à Kindu, dont la mission est le désarmement et le rapatriement des groupes armés étrangers, dans la province du Maniema.
Nommé le 22 mai dernier, le nouveau représentant spécial de Kofi Annan en RDC est arrivé samedi dernier, où il a tout de suite pris fonction avant de prendre son avion pour Bunia.
« J’ai tenu compte de l’urgence et des nombreux problèmes qui restent à résoudre, voilà pourquoi j’accepte de venir précipitamment me rendre compte de la situation sur le terrain, » a-t-il dit à IRIN.
« Je vais m’employer à renforcer les relations entre la MONUC et les autorités du pays… je félicite et soutiens la mise en place du nouveau gouvernement, » a-t-il indiqué.
Swing a indiqué qu’il soutenait l’administration intérimaire mise sur pied en Ituri.
Il a discuté avec les représentants de la communauté humanitaire, qui ont souhaité voir s’ouvrir des axes, leur permettant d’apporter de l’aide aux populations à l’extérieur de Bunia, en particulier à Kasenyi qui borde le lac Albert.
Une première mission de reconnaissance de la MONUC est prévue après une opération de déminage.
Plus de 18 000 déplacés se trouvent aujourd’hui dans le camp de l’aéroport .
Plusieurs déclarent que leurs maisons sont occupées et sont eux-mêmes l’objet de menaces, lorsqu’ils tentent de rentrer chez eux.
Pour pallier à l’insécurité et l’impunité qui règnent, Swing a annoncé l’arrivée de la Police civile à Bunia.
Le coordinateur du secteur de la Police Civile de la MONUC, le Lieutenant colonel Cokou AKPAKPO est aussi arrivé ce même dimanche. Il sera suivi de 5 autres policiers, dans le but d’animer un stage de recyclage, particulièrement dans les domaines du maintien de l’ordre et de la police judiciaire, à l’endroit de quelque 200 policiers dont la liste et les critères de sélection sont fournis par l’autorité intérimaire de la ville.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions