nord-ouest du pays, sont menacés par la faim, malgré le retrait amorcé des troupes de trois groupes rebelles de cette zone, rapporte la Mission de l'ONU (MONUC)en République démocratique du Congo (RDC).
"Il ne reste pas plus de 300 personnes à Mambasa. C'est une ville fantôme parce que ses habitants se cachent toujours dans la forêt, en attendant que les groupes rebelles quittent (la ville)", a déclaré Patricia Tome, directrice de l'information pour la MONUC, lors d'une conférence de presse tenue mercredi dans la capitale, Kinshasa. Environ 30 000 personnes vivent à
Mambasa, en temps normal.
"C'est maintenant la saison des récoltes, mais la population n'a pas accès à ses champs. Elle dépendra donc entièrement de l'aide humanitaire internationale - mais il est impératif qu'elle soit envoyée le plus tôt possible", dit-elle.
Les chefs des trois mouvements rebelles - Jean-Pierre Bemba, du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Roger Lumbala, du Rassemblement congolais pour la démocratie - National (RCD-N), et Mbusa Nyamwisi du RCD - Kisangani
- Mouvement de libération (RCD-K-ML) - ont convenu le 30 décembre dans la
ville de Gbadolite (au nord-ouest de la RDC), de retirer leurs forces
jusqu'aux positions qu'elles détenaient avant la plus récente explosion de violence.
Le cessez-le-feu a été conclu grâce aux efforts de rapprochement du chef de la MONUC, Amos Namanga Ngongi, Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la RDC. Cet accord a été signé en présence des
ambassadeurs des États Membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et des représentants diplomatiques de la Belgique et de l'Afrique du Sud.
"L'Armée patriotique congolaise [les forces armées du RCD-K-ML] s'est
retirée à moins de 50 km de Beni, et, le long de l'axe Beni-Mambasa, les
troupes [du RCD-N, soutenues par le MLC, et celles du mouvement rival, le
RCD-K-ML] sont actuellement séparées par une distance de 60 km", d'indiquer Mme Tome, qui a mentionné que les retraits s'effectuent de "manière efficace".
Elle a révélé que le MLC a informé la MONUC, mardi, qu'il pourra achever le
retrait de ses troupes en huit jours.
La dernière série de combats entre les trois mouvements rebelles est
survenue trois jours seulement après la signature du cessez-le-feu,
provoquant à nouveau le déplacement de milliers d'habitants. Selon la MONUC, quelque 130 000 personnes ont été déplacées dans la région environnante.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions