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6 000 habitants du nord-ouest ont un besoin urgent de secours, selon la Croix-Rouge

Ayant fui les récents combats opposant les troupes gouvernementales aux rebelles, près de 6 000 habitants de la ville de Bossembélé, au nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), ont cruellement et immédiatement besoin d'être secourus, a déclaré le secrétaire général de la Croix-Rouge centrafricaine, Patrice Yagenga.

"Une trentaine de maisons ont été incendiées et 80 pour cent des quelque 7 000 habitants de Bossembélé sont encore dans la brousse", a-t-il confié à IRIN, samedi à Bangui.

Il signale que ces gens ont encore peur de revenir dans leur ville, située à 157 km au nord-ouest de la capitale, Bangui. Les troupes gouvernementales, soutenues par les combattants rebelles du Mouvement de libération du Congo (MLC), de Jean-Pierre Bemba, ont chassé de Bossembélé la semaine dernière
les rebelles centrafricains fidèles au général transfuge François Bozizé.

La Croix-Rouge centrafricaine a effectué une visite d'évaluation de trois heures à Bossembélé. Elle a alors distribué aux victimes des couvertures et articles ménagers, mais en quantités insuffisantes. M. Yazenga signale que la Croix-Rouge a fait appel aux donateurs pour pouvoir distribuer ces articles, ainsi que de la nourriture et des tentes.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a jugé que le niveau insuffisant de sécurité prévalant dans cette zone l'empêchait de procéder à une évaluation complète des besoins de ses habitants. "Nous ne pouvons pas nous rendre au-delà de PK 22 [22 km au nord-est de Bangui]", a déclaré vendredi Albert Bango-Makoudou, chargé de programme au PAM.

Durant ce temps, une équipe nationale de crise, mise en place pour aider les victimes de viols commis durant les combats entre forces gouvernementales et rebelles, a amorcé ses travaux le 25 novembre, soit un mois après l'invasion
de la capitale.

Cette équipe comprend un gynécologue, une avocate, un psychologue et un
expert en communication. Elle a notamment commencé à contacter des
partenaires nationaux et internationaux au nom des victimes de viols.

Des membres du MLC, un mouvement basé en République démocratique du Congo,
auraient perpétré la plupart de ces viols. Même si le nombre des cas
d'agressions sexuelles n'est pas connu, le président du comité de crise sur le viol, Sacko Wilibiro, déclare que "les premiers rapports, qui demeurent encore provisoires, révèlent que 100 femmes ont été violées". On compte parmi elles une vingtaine de cas particulièrement difficiles ayant nécessité
des soins intensifs, a-t-il ajouté.

La "principale difficulté" rencontrée pour rassembler des statistiques
précises sur les victimes de viols, réside dans le fait que les victimes,
notamment les femmes musulmanes, refusent de divulguer les détails des
épreuves qu'elles ont subies, explique-t-il. De son côté, la présidente du Bureau national des femmes musulmanes, Hadidja Sarah Nimaga, affirme que 30 des 140 musulmanes tchadiennes ayant fui les combats, ont été victimes de viols.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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