République centrafricaine (RCA), ont finalement été rapatriés, ont confié
mardi à IRIN des sources diplomatiques.
Ces gens ont traversé le fleuve Ubangi mardi pour atteindre la ville de Zongo, au nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), élevant ainsi à 1 200 le nombre de Congolais ayant réussi à passer sur l'autre rive de ce cours d'eau.
"Il s'agissait d'un très bel effort conjoint de la part du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, du Programme alimentaire mondial [PAM],
de Cooperzione Internazionale, de l'ambassade de la RDC et de quelques
religieuses congolaises", a déclaré à IRIN David Bulman, directeur du PAM en Centrafrique.
Medicios Sin Fronteras (MSF-Espagne) a fourni l'assistance médicale. Le PAM, qui a aidé à nourrir les Congolais pendant leur séjour à l'ambassade, a donné à chaque personne une ration suffisante pour cinq jours de repas de maïs et haricots, avant leur embarquement sur la barge qui leur ferait traverser le fleuve, d'ajouter M. Bulman.
Ces gens s'étaient réfugiés dans l'ambassade de leur pays au début novembre, de crainte d'être brutalisés par des Centrafricains en colère. Les Congolais ont affirmé à IRIN la semaine dernière que les Centrafricains s'étaient montrés ouvertement hostiles à leur égard, en raison des pillages et des viols qu'auraient perpétrés les forces du Mouvement de libération du Congo,
venues à la rescousse du président de la RCA, Ange-Félix Patassé, pour
réprimer une attaque rebelle contre Bangui, du 25 au 31 octobre.
Malgré les menaces à leur sécurité, les autres Congolais sont demeurés à
Bangui pour continuer d'y commercer au marché.
Au lendemain des combats dans la ville, les organismes humanitaires ont commencé à distribuer des secours aux personnes dans le besoin. Le PAM a ouvert une quarantaine de centres de distribution de nourriture à Bangui. M. Bulman précise que ces centres s'occupent d'alimentation et de santé maternelle et infantile, servent de jardins d'enfants ainsi que d'écoles, dans quelques cas. "Compte tenu de la situation de sécurité alimentaire déficiente prévalant à Bangui, nous allons continuer de les approvisionner",
dit-il.
Selon lui, le PAM doit évaluer ce mercredi la possibilité de venir en aide aux hôpitaux et aux personnes vulnérables. En outre, un groupe composé de représentants de diverses agences de l'ONU et d'ONG se déplacera sur la route du nord de Bangui pour évaluer les besoins en secours humanitaires dans cette zone. Jeudi, dit-il, le groupe parcourra une douzaine de kilomètres sur cette route jusqu'à Damara, après avoir reçu des informations sur la présence là-bas d'au moins 500 personnes qui auraient besoin d'assistance.
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