nourriture qui seront distribuées à 10 000 personnes des quartiers nord de
Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA), la plupart d'entre elles touchées par de récents combats entre le gouvernement et les troupes rebelles, a déclaré mardi à IRIN le directeur des opérations en RCA pour le PAM.
Ce responsable, David Bulman, a indiqué que l'organisation humanitaire
catholique Caritas et Cooperazione Internationale (Coopi) seraient chargés de distribuer la nourriture. « Nous avons obtenu leur accord pour distribuer les vivres exclusivement aux femmes, en partie pour éviter de donner des rations multiples à des familles individuelles, » a-t-il expliqué.
«Nous avons commencé la distribution d'aide alimentaire, qui comprend de la
farine de maïs, des haricots, du sucre, du sel, de l'huile végétale et de la farine enrichie en protéines, et la distribution se poursuivra aujourd'hui, » a indiqué mercredi à IRIN Massimiliano Pedretti, représentant de Coopi
en RCA. Les 44 100 kg de nourriture, a-t-il précisé, ont été donnés aux
femmes, aux enfants, aux personnes handicapées et aux personnes âgées.
La distribution, devant s'achever mercredi, constitue la plus grande partie d'une ration d'une semaine pour ces habitants dans le besoin. M. Bulman a indiqué qu'il incombait maintenant de pré-positionner la nourriture dans toutes les autres régions de la ville au cas où se produirait une autre offensive. Le PAM et ses partenaires poursuivront, a-t-il ajouté, les distributions de vivres aux institutions bénéficiaires dans les régions accessibles telles que Bangui EDP, Bangui et la préfecture de Lobaye, notamment les centres de santé et le camp de réfugiés congolais au sud-ouest
de Bangui.
Coopi s'est rendu dans une région située à 30 km au nord de Bangui et, a
indiqué M. Bulman, « trouvé un village rempli de personnes blessées et affamées ». M. Bulman a déclaré que Coopi et Médecins Sans Frontières (MSF) étaient attendus pour effectuer une intervention médicale sur le site, et Coopi - au nom du PAM - mettrait en place un petit programme alimentaire d'urgence en distribuant du porridge.
La coordonnatrice de MSF-Espagne, Raquel Ayora, a déclaré mercredi à IRIN que son ONG avait souhaité se rendre dans des endroits situés respectivement à 12 km et 22 km de Bangui, mais a dû annuler sa mission en raison des mouvements de troupes dans la région. « Nous ne savons pas ce qui se passe, » a-t-elle commenté.
Le Système des Nations Unies pour les activités opérationnelles en RCA a
rapporté dimanche que la reprise des hostilités à Bangui s'est traduite par
un certain nombre de problèmes humanitaires à régler de toute urgence, notamment le retrait des corps en décomposition dans les rues ou dans les morgues privées d'électricité, le réapprovisionnement des hôpitaux et centres sanitaires de la ville qui souffrent d'une pénurie de fournitures médicales, les denrées alimentaires, un soutien psychologique pour des milliers d'habitants qui viennent de revenir dans la capitale après l'avoir
fuie pendant quelque temps et l'approvisionnement en carburant.
Au nombre des activités d'intervention, figure l'apport d'une assistance psychologique et de tout autre soutien utile aux victimes de viol. Le Programme de développement pour les Nations Unies, le Fonds des Nations Unies pour la population et le Ministère des affaires sociales sont également engagés dans cet effort.
Le Bureau de l'ONU suggère vivement la préparation d'un dispositif d'
intervention en prévision d'un scénario catastrophe sur le plan humanitaire.
« Il est donc fortement recommandé d'effectuer une analyse/évaluation des
besoins de la situation humanitaire pour le pays tout entier, qui soit plus formelle, objective et complète, » selon l'ONU.
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