Le BCAH et le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM) - partenaires de World Vision dans cet effort de secours - ont visité jeudi Ankoro, où l'on compte 8 000 enfants sous-alimentés de moins de cinq ans parmi ces personnes déplacées provenant de l'intérieur du pays. Ces gens n'ont bénéficié d'aucun secours depuis trois ans.
Pendant trois mois, World Vision distribuera aux déplacés 556 tonnes métriques de maïs, soya, huile, sucre et sel. Par la suite, World Vision et le PAM décideront si de l'aide additionnelle sera encore nécessaire.
La distribution de la nourriture s'effectue aussi à Kitanda, Kibao, Kiofwe, Kuboko-Kamina, Kizuki, Kashia, Makena et Kitanda, soit les villes et villages où les personnes déplacées sont surtout concentrées. La plupart proviennent des régions de Manono, Nyunzu, Kabalo et Lenge. Ils avaient reçu de l'aide alimentaire au début de la guerre, en août 1998, mais sa distribution a ensuite été interrompue pendant les trois dernières années, en raison de l'insécurité et de la difficulté d'accéder à ces zones.
Le BCAH souligne que la région a été "complètement isolée" à cause du mauvais état des routes et de la fermeture du trafic fluvial. Le chemin de fer menant vers le nord, de Kamina en passant par Kitanda, constitue la principale voie d'accès vers Ankoro. Par ailleurs, la seule route que peuvent utiliser les camions est celle reliant Kitanda et Ankoro. Les autres routes de la région de Manono ne peuvent être empruntées qu'à bicyclette ou en cyclomoteur.
Outre l'aide existante, World Vision fournit des médicaments essentiels à l'hôpital d'Ankoro, signale le BCAH. "La situation nutritionnelle dans cette zone n'est pas extrêmement grave, en dehors des personnes déplacées, qui ne disposent d'aucune terre à cultiver", d'ajouter le Bureau.
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