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Besoin de sites pour les réfugiés ‘sinistrés par les incendies’

L’agence des Nations Unies pour les réfugiés a rapporté qu’elle recherchait ‘désespérément’ de nouveaux sites pour héberger des réfugiés qui ont été chassés de leurs foyers par la violence récente à Abidjan, la première ville économique de la Côte d’Ivoire.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué qu’une cinquantaine de réfugiés arrivait chaque jour à ses locaux à Abidjan, chassés de leurs foyers.

"Certains passent la nuit devant les grilles des locaux, ce qui les expose à des problèmes potentiels après le couvre-feu », a déclaré le porte-parole du HCR Kris Janowski à Genève, en Suisse.

Un couvre-feu imposé à Abidjan depuis la tentative de coup d’état du 19 septembre dernier a été étendu jusqu’au 7 octobre. Il est actuellement en vigueur de 20h à 6h TU.

Le HCR s’occupe de plus de 600 réfugiés dans trois sites à Abidjan,dont au moins 165 issus du Liberia, de la Sierra Leone, de la République démocratique du Congo (RDC), du Togo et du Soudan dans une seule résidence.

"Les réfugiés sont fatigués, frustrés et effrayés », a déclaré M. Janowski dans un point de presse. « Il y a beaucoup de familles avec six ou sept enfants, souvent avec des bébés ».

"Les réfugiés sont traumatisés par les événements de la semaine dernière et se sentent injustement ciblés », a-t-il ajouté.

La politique d’incendie des bidonvilles dans des ‘districts précaires’ d’Abidjan, surtout autour des bâtiments officiels et des installations militaires, se poursuit, a rapporté le HCR lundi.

Cette situation a fait qu’un nombre estimé à 6 000 personnes - ressortissants ivoiriens, immigrés et réfugiés – ont perdu leurs habitations dans la ville , a précisé le HCR.

Lors d’une réunion avec les agences humanitaires lundi, le gouvernement a informé qu’il allait établir un groupe d’urgence pour s’occuper de la situation, a indiqué M.Janowski.

Le Bureau de l’ONU de coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA) a rapporté le même jour que plusieurs agences de l’ONU et des organisations non gouvernementales procédaient à une évaluation des besoins humanitaires des déplacés.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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