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De nouveaux mouvements de population sont attendus dans des régions à proximité de la Guinée et de la Côte d’Ivoire

Une équipe de responsables de l’ONU et d’ONG qui a effectué une évaluation il y a une semaine à Ganta, une région frontalière libérienne, a constaté qu’il y a plus de 21 000 personnes déplacées par les affrontements dans le nord-est du pays, a déclaré à IRIN le porte-parole de l’une des agences qui ont participé à l’évaluation.

Les personnes déplacées à l’intérieur ont indiqué à l’équipe que “même si la situation est calme à présent, elles ne se sentent pas à leur aise pour y rester”, a rapporté ce lundi le porte-parole régional du PAM, Ramine Rafirasme. Cela veut dire, a-t-il précisé, qu’au moindre signe d’insécurité, elles peuvent se déplacer à nouveau. Ganta se trouve à environ 15 km de la frontière guinéenne et à quelque 55 km de la frontière avec la Côte d’Ivoire.

M. Rafirasme a informé que plusieurs familles étaient arrivées à Ganta avec de petites quantités de vivres, d’argent et de biens, mais qu’elles avaient épuisé la nourriture et l’argent ou ont vendu leurs biens. En fait, elles ont subsisté avec un peu de riz qu’elles ont pu obtenir dans la région, a-t-il souligné. Il a ajouté que l’équipe n’avait relevé aucun signe majeur de malnutrition mais que si l’accès aux déplacés « est bloqué encore une fois et si nous ne pouvons fournir de la nourriture, la situation sera désespérée ».

Selon le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA), la mission était composée de représentants d’ONG, du LRRC (un organisme public libérien chargé du déplacement) et d’agences de l’ONU. Elle a effectué des visites dans plusieurs sites de personnes déplacées à l’intérieur et a eu une réunion avec des organisations humanitaires basées à Ganta.

Les principales conclusions indiquaient qu’il y avait un surpeuplement dans les établissements scolaires hébergeant les déplacés, une pénurie de médicaments et de matériel médical, des structures d’eau et d’assainissement inadéquates, un manque de nourriture, et qu’il faudrait une protection pour les déplacés et pour les résidents locaux, a indiqué OCHA.

Il y a plus de 110 000 déplacés enregistrés à l’intérieur du Liberia mais des dizaines de milliers sont dispersés dans des villages ou dans la forêt, a précisé M. Rafirsame. "Ils sont une source d’inquiétude », a-t-il ajouté, puisque les travailleurs humanitaires n’ont pas accès à eux.

Lundi, le PAM a commencé la distribution de nourriture à Ganta et à Totota, une autre localité du comté de Nimba ayant quelque 28 000 déplacés à l’intérieur. Le 25 mai, le PAM a terminé la distribution de vivres à environ 9 500 déplacés à l’intérieur à Gbondoi, un peu plus à l’ouest.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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