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Les réfugiés commencent à retourner dans leur pays

Les réfugiés sénégalais qui avaient fui les combats entre les forces gouvernementales et les combattants armés en Casamance et qui étaient entrés en Gambie, ont commencé à retourner dans leurs villages à la suite d'une accalmie après douze jours d'hostilités.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a rapporté vendredi que la Gambie avait reçu quelque 2 000 réfugiés sénégalais qui échappaient aux combats. Les nouveaux arrivants, a ajouté l'agence pour les réfugiés, sont venus de la Casamance après avoir fui la région de Diouloulou, où le gouvernement avait dépêché les forces de police dans le cadre d'une opération de nettoyage à la veille des élections municipales du 12 mai.

Des responsables de l'Immigration en Gambie ont rapporté qu'au moins 9 000 Sénégalais qui fuyaient les combats étaient entrés dans le pays la semaine dernière. Plus de 500 étaient arrivés dans le village de Berending en deux jours, avait précisé un responsable. Des officiels de la sécurité gambienne ont indiqué ce mardi qu'ils désiraient que les réfugiés soient transférés vers des camps dans le village de Bambali, à 200 km environ de la frontière sénégalaise. Les réfugiés ont néanmoins déclaré qu'ils préféraient retourner chez eux au lieu d'être transférés à des centaines de kilomètres à l'intérieur du territoire gambien, a ajouté un officiel. « La présence des réfugiés de Casamance pose des problèmes de sécurité pour tous les villages le long de la frontière avec la Casamance », a déclaré à IRIN un responsable de la sécurité du village gambien de Dimbaya, qui fut attaqué par erreur dix jours auparavant par des soldats de l'armée sénégalaise qui pourchassaient les rebelles.

Les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont lancé une lutte indépendantiste armée au début des années 1980. La dernière escalade des hostilités intervient au moment où le Sénégal se prépare pour les élections municipales.

Des réfugiés qui fuyaient ont évoqué un lourd bombardement aérien des positions rebelles par les forces sénégalaises, en particulier autour du village de Diouloulou, où les rebelles avaient attaqué il y a une semaine une délégation de politiciens du parti au pouvoir, ce qui a déclenché la contre-offensive menée actuellement par l'armée.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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