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Le gouvernement et le HCR vont recenser les réfugiés

Le gouvernement de la Côte d'Ivoire et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) vont commencer samedi leur dernier recensement de la population réfugiée dans le pays. Hormis le HCR, plusieurs agences de l'ONU (UNICEF, PAM, OMS) et l'Institut national de statistiques participent au projet. a-t-il été annoncé vendredi.

Le recensement vise à déterminer le nombre exact des réfugiés qui vivent dans le pays pour permettrre aux agences de mieux assurer leur protection, ont indiqué les agences lors d’un point d'information à Abidjan.

Le recensement, prévu du 11 mai au 15 juin, se déroulera surtout dans la Zone d'Accueil des Réfugiés (ZAR) où vit pas moins de 98 pour cent de l'ensemble de la population réfugiée. Situé dans l'ouest de la Côte d'Ivoire près du Liberia, la ZAR a été désignée par le gouvernement car elle abrite la plupart des réfugiés libériens qui ont fui la guerre en 1989-1996. Des Sierra Léonais ont également trouvé refuge dans la région.

Lors du dernier recensement en 1997, quelque 210 000 réfugiés ont été recensés en Côte d'Ivoire, notamment 160 000 dans la ZAR, et 50 000 dans d'autres localités. La majorité étaient des Libériens. Les agences estiment que le nombre actuel est d'au moins 135 000, à cause des retours volontaires, du déplacement et d'autres mouvements.

Outre l'établissement de statistiques spécifiques sur l'âge, le sexe et le pays d'origine, le nouveau recensement assistera également le gouvernement ivoirien à développer un plan pour la ZAR dont les infrastructures sociales, notamment les écoles et les centres de santé, ont été affectées par l'accroissement constant de la population.

Les réfugiés vivant en dehors de la ZAR et dans des zones urbaines seront aussi requis de s'inscrire dans l'un des 274 centres.

Les agences ont également conduit des activités pour les forces publiques de l'ordre qui ont suivi des sessions d'information, deux fois par semaine, sur la question des réfugiés, leurs droits et leurs obligations et sur d'autres questions. Les réfugiés s'étaient plaints auparavant que les forces de l'ordre ivoiriennes ne reconnaissaient pas, entre autres, la carte d'identité des réfugiés qui leur avait été délivrée par les autorités.

Le délégué adjoint du HCR par intérim, Ursula Aboubacar, a déclaré que la Côte d'Ivoire avait connu une importante affluence de réfugiés libériens depuis le début de l'année.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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