A l'issue des derniers combats dans le nord-ouest du Liberia entre les forces hostiles au gouvernement et les forces alliées au gouvernement, les personnes déplacées ont fui les camps de Jenemana et de Bopolu pour un site provisoire à Sawmill, une région proche de la capitale, Monrovia. Tant Jenemana que Bopolu, qui sont maintenant désertés, ont été saccagés et détruits, a déclaré lundi le directeur adjoint du PAM, Arnold Vercken.
Il a indiqué que Sawmill avait plus de 10 000 personnes déplacées et que les agences dans la région pensent que 4 000 à 5 000 autres pourraient être en route pour le site, qui se trouve à 70 km de Monrovia. Sawmill pourrait avoir plus de 20 000 personnes déplacées dans les prochaines semaines si l’insécurité persistait, a-t-il ajouté.
Selon M.Vercken, Sawmill est une ville de passage pour les militaires allant sur le champ de bataille. Il a affirmé que, comme le site avait de l’eau courante, du bois pour la construction des maisons et du bois combustible, la sécurité était une source d’inquiétude et les Nations Unies ont demandé au gouvernement d’installer les personnes déplacées à Clay Junction, à environ 50 km de Monrovia.
Dans un communiqué publié mercredi, Refugees International (RI) a aussi exhorté la communauté internationale à procurer un soutien immédiat pour transférer à nouveau les réfugiés.
L’organisation non gouvernementale internationale, dans son bulletin du 8 novembre intitulé "La condition des libériens déplacés s’aggravera s’il ne reçoivent pas une assistance accrue", a lancé un appel aux donateurs afin de "procurer des fonds pour la réinstallation des déplacés dans des zones plus sûres du Liberia loin des zones de conflit". Malgré les services d’urgence que les déplacés reçoivent, la protection est de loin leur plus grand besoin, a-t-elle signalé, en ajoutant que les derniers rapports des organisations non gouvernementales et des déplacés stipulent qu’aussi bien les camps que les centres de passage étaient des zones à haut risque.
Cependant M. Vercken a fait part de certaines inquiétudes au sujet du nombre élevé de jeunes hommes parmi les déplacés qui, jusqu’ici, étaient principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées. La nouvelle tendance fait penser que des combattants hostiles au gouvernement pourraient avoir infiltré les déplacés.
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