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Des affrontements ont éclaté à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, tôt dans la matinée du samedi, lorsque des soldats de l'armée régulière ont tenté d'arrêter l'ancien chef de l'armée, le général François Bozize, pour sa participation présumée au coup de force avorté du 28 mai 2001, ont rapporté les agences de presse.
Dimanche, AP a rapporté que selon un habitant, une femme au moins aurait été tuée par une balle égarée, tandis qu'un employé de l'hôpital a indiqué que deux enfants étaient gravement blessés, l'un par une balle dans son torse et l'autre par un éclat d'obus.
Les habitants seraient entrain de fuir, mais leur nombre exact et leurs emplacements n'étaient pas disponibles lundi.
De multiple efforts pour négocier une solution pacifique ont été déployés par Lamine Cisse, général sénégalais à la retraite et Envoyé spécial du Secrétaire-Général de l'ONU en RCA, Kofi Annan, et par un comité des anciens, dans la préfecture d'Ouame, région d'origine de M. Bozize
Dimanche, les loyalistes à M. Bozize avaient avancé, selon AP, de plusieurs milles au sud de son domicile au nord de Bangui, armés de fusils, de lances-roquettes et de mortiers.
Ils ont réussi à s'emparer du pont stratégique de Ngola, qui relie les parties nord et sud de la ville et était antérieurement tenu par la garde présidentielle. Des témoins ont indiqué à AP que les soldats de M. Bozize semblaient se diriger vers la résidence de M. Patassé, et qu'ils se trouvaient à 2,4 km de la villa présidentielle dans la nuit de dimanche. Des soldats libyens, affrétés pour contrecarrer le putsch de mai, seraient entrain de monter la garde à la résidence de M. Patassé.
D'autre part, les unités de la garde présidentielle ont stationné des voitures blindées et des tanks dans les rues de Bangui, restées désertes depuis samedi, selon AP.
Le mandat d'arrêt de M.
Bozize a été lancé par une commission conjointe d'enquête sur le coup avorté de mai, après la découverte d'armements dans trois domiciles privés à Bangui. Les sympathisants de M. Bozize, des membres de son ethnie Gbaya, ont indiqué à AP qu'ils ont des suspicions concernant ce qu'ils ont qualifié de « manœuvres politiques » contre leur dirigeant et qu'ils craignent pour sa sécurité physique, d'autant plus que la tentative pour l'arrêter est intervenue après l'annonce officielle des découvertes de caches d'armes.
Citant un officiel, l'AFP a indiqué : « On ignore s'il existe un lien direct entre ces armes et le général Bozize ».
M. Bozize a été suspendu de l'armée le 26 octobre sans explication, dans le cadre d'un important remaniement des hauts postes de l'armée. M. Bozize avait déclaré à Reuters qu'il n'avait aucun lien avec la tentative de coup de force de mai. Les ministres de la Défense et de la Sécurité de la RCA avaient été relevés de leurs fonctions en août.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions