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Le manque de fonds entrave l’aide aux réfugiés

Families in the M'bera camp near Mauritania's border with Mali complain they do not get their share of food
Family in the M'bera camp near Mauritania's border with Mali (Jul 2012) (Jaspreet Kindra/IRIN)

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) affirme que « les fonds sont lamentablement insuffisants » pour aider les Maliens qui, fuyant les combats, ont passé la frontière et ont trouvé refuge dans le camp de M’bera en Mauritanie ou dans d’autres pays voisins.

La porte-parole Sybella Wilkes a déclaré à IRIN que le HCR avait reçu seulement 20 pour cent des 153,7 millions de dollars demandés pour venir en aide à plus de 380 000 Maliens ayant fui vers les pays voisins comme l’Algérie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, la Guinée et le Togo. Plus de 90 000 réfugiés sont hébergés à M’bera, qui rivalise désormais avec la deuxième plus grande ville de Mauritanie.

La Mauritanie partage sa plus longue frontière avec le Mali, où la situation demeure très instable ; depuis avril, la région du nord est contrôlée par une coalition rebelle de séparatistes touareg et d’islamistes. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) serait en train de demander au Conseil de sécurité des Nations Unies une nouvelle intervention militaire au Mali.

Mme Wilkes a souligné le besoin urgent de financement. « Le facteur temps est crucial, étant donné la crise alimentaire dans le Sahel, la saison des pluies, la menace du choléra et l’instabilité au Mali », a-t-elle déclaré. Une épidémie de choléra a fait plus de 60 victimes dans la région. Même si les pluies doivent arriver tardivement en Mauritanie cette année, les organisations humanitaires sont inquiètes.

Selon le HCR, l’état nutritionnel des réfugiés maliens en Mauritanie, au Burkina Faso et au Niger est « satisfaisant » et à un niveau comparable à celui des populations des pays hôtes. Mais pour les populations locales comme pour les réfugiés, il y a un risque de malnutrition aiguë qui pourrait empirer au cours des prochains mois, à cause de la pénurie alimentaire et de la saison des pluies.

D’après un communiqué du HCR, « la combinaison mortelle de la saison des pluies et des mauvaises conditions sanitaires présentes dans beaucoup de ces camps risque de provoquer des épidémies de choléra et d’autres maladies. Des cas de choléra ont été signalés dans un camp au Niger. Des fonds sont nécessaires pour améliorer les infrastructures de base de ces camps. Il faut en priorité une augmentation du nombre de latrines et une amélioration de l’approvisionnement en eau ».

À M’bera, il manque plus de 2 000 latrines. Elles sont construites sur place par le HCR avec l’aide des partenaires Solidarités International et Intermon Oxfam (Espagne), mais le camp manquera toujours de 1 500 latrines fin août.

Adolf Bushiri Lukale, responsable du programme d’action humanitaire à Intermon Oxfam, a déclaré qu’il n’y avait pas assez d’argent, et qu’il était extrêmement difficile de convoyer des matériaux de construction sur les terrains sablonneux du Sahara.

jk/he-fc/amz


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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